Les Inattendues : quand musique et philosophie se font complices

" Un festival qui qui allie philosophie et musique sous forme de spectacles, c’est tout à fait inédit en Europe ", explique fièrement Didier Platteau, organisateur de l’événement. En tout, ce sont 33 spectacles, conférences, débats et concerts qui vont se succéder. Un programme ouvert au multiculturalisme, intégrant des penseurs et des musiciens venant du Maghreb, de Chine, de France et de Wallonie picarde.

Pour Didier Platteau, il est difficile de sélectionner un ou deux temps forts de cette édition 2014 : " Il y aura plein de temps forts ! Il y aura aussi bien de la sagesse chinoise avec du Taïchi (on clôturera d’ailleurs le festival avec un flash mob géant de Taïchi). A l’autre extrême, il y aura un spectacle le dimanche matin sur l’éloge du silence et de la philosophie zen, avec de la musique minimaliste américaine. Nous avons prévu aussi des moments spécialement pour les enfants et des grands moments festifs ".

Pour sa quatrième édition, le festival prend une ampleur internationale. Les invités viennent du Maghreb et de Chine essentiellement. Mais il y aura aussi des grands noms français comme Michaël Lonsdale (césar du meilleur second rôle pour " Des hommes et des dieux ") ou le philosophe Raphaël Enthoven. La couverture médiatique prouve aussi la renommée de l’événement : France Culture viendra installer son studio pour y enregistrer plusieurs émissions.

Lors de l’édition précédente, le festival a rassemblé 8000 festivaliers. Mais faut-il être initié à la philosophie ou à la musique classique pour venir prendre du plaisir aux Inattendues ? Didier Platteau assure que non : " Il faut simplement être curieux. C’est le propre de la philosophie : être dans l’aptitude à l’étonnement. C’est-à-dire qu’il faut abandonner ses propres idées et goûts pour essayer de percevoir des saveurs venues d’ailleurs. C’est très accessible, on refuse la prise de tête. Mais c’est quand même culturel, il y a donc une petite exigence qui fait que l’on est tiré vers le haut. On a ce sentiment d’élévation, tant par la musique que par les thématiques qui sont développées ".

 

Guillaume Guilbert

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