Les hôpitaux Iris sortent enfin la tête de l'eau

Un bébé sur deux y nait à Bruxelles. Et ce sont les urgences les plus fréquentées du pays. Les hôpitaux Iris drainent une bonne partie de la patientèle bruxelloise. Pour la première fois en seize ans, ils ne sont plus en déficit. Ou plus exactement, leur déficit atteint neuf millions d'euros, mais ils reçoivent à peu près le même montant en subsides régionaux, et cela comble le trou. Voilà donc le terme d'années d'effort. Les premières à s'en réjouir seront les communes.

Etienne Wéry, administrateur délégué d'Iris, explique : ''Aujourd'hui, les hôpitaux publics ne représentent plus une charge pour les communes sur  lesquelles ils sont situés alors qu'anciennement, les communes devaient débourser chaque année plusieurs dizaines de millions d’euros.’’

Il y a dix ans encore les finances du réseau Iris affichaient un déficit de vingt millions d'euros. Il y a ensuite eu des révolutions : des regroupements de services, des économies et surtout une augmentation très nette de l'activité. En soit, il y avait bien plus de patients pour un peu plus de personnel. Selon l'expression d'Étienne Wéry, il s'agit d'être plus productif. ''C’est clairement une augmentation de charge pour le personnel. Nous les remercions d’ailleurs pour les efforts qui ont été consentis. Nous avons également investi dans une série de revalorisations pour que cette situation soit gérable au quotidien. C’est également le fruit de réorganisation et d’informatisation, mais aussi une révision des protocoles de soins.’’

Les patients sont hospitalisés moins longtemps par exemple. Mais cet équilibre nouveau sera difficile à maintenir, à cause de l'évolution de Bruxelles. Puisque la ville change, les hôpitaux vont eux aussi devoir s'adapter pour garder cet équilibre. À ce propos, Etienne Wéry déclare : ''L’enjeu d’ici 2020 est clairement de faire face à l’évolution démographique et sociologique. On s’attend à plus de 13% d’augmentation des patients d’ici 2020, dont 20% sont les moins de 14 ans. Nous avons dès lors à adapter nos processus mais également nos structures afin d'organiser cette augmentation substantielle de la population, avec une maitrise de l’ensemble des coûts. Depuis 2008, nous avons également pu constater une augmentation de la précarité. Globalement, on a une hausse entre 10 et 20% du volume de créances à payer, ce qui donne lieu à des procédures de recouvrement et à des plans d’apurement qui s'étalent alors sur le temps.’’

Myriam Baele

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK