Les Hautes écoles réclament 12 millions d'euros en urgence

Selon les Hautes écoles, il faut d'urgence augmenter le montant moyen par étudiant de 300 euros sur les 2 ans à venir, soit 12 millions d'euros, et dégager un refinancement annuel global.
Selon les Hautes écoles, il faut d'urgence augmenter le montant moyen par étudiant de 300 euros sur les 2 ans à venir, soit 12 millions d'euros, et dégager un refinancement annuel global. - © JASPER JACOBS - BELGA

Les représentants des Hautes écoles et des étudiants francophones ont réclamé jeudi une augmentation du montant moyen que ces établissements reçoivent de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Selon eux, 12 millions d'euros seront nécessaires en 2016 et en 2017 pour leur permettre de remplir leurs missions.

Ce mois-ci, les recteurs des universités ont écrit aux membres du gouvernement de Rudy Demotte pour demander 15 millions d'euros supplémentaires. Ils ont également transmis un projet de décret qu'ils ont préparé en vue de revoir leur mécanisme de financement.

Ne pas oublier les Hautes écoles

Les 20 Hautes écoles de la Fédération ne souhaitent pas être oubliées. Les trois quarts d'entre elles ont signé un communiqué commun avec la Fédération des Etudiants Francophones (FEF) pour exposer leurs revendications.

"A côté des 7800 euros que la Fédération Wallonie-Bruxelles verse annuellement par étudiant aux universités, les Hautes écoles sont étranglées avec une moyennes de 5300 euros seulement. Des chiffres ahurissants quand on pense aux enjeux d'employabilité et de développement socio-économique auxquels ces établissements répondent par des formations bien adaptées aux évolutions des besoins de la société et qui donnent statistiquement les meilleures chances de trouver rapidement un emploi", soulignent les institutions dépendant directement de la Fédération, la Fédésuc (réseau catholique) et la Felsi (réseau libre non confessionnel). Seul la CPEONS (provinces et Cocof) ne s'est pas jointe à l'initiative.

Clé équitable de répartition

"Pointer une pareille disparité dans les montants versés par la FWB permet de comprendre qu'il est grand temps de définir une clé équitable de répartition des allocations octroyées à l'enseignement supérieur", ajoutent elles.

Selon les Hautes écoles, il faut d'urgence augmenter le montant moyen par étudiant de 300 euros sur les 2 ans à venir, soit 12 millions d'euros, et dégager un refinancement annuel global de 82 millions dans les 5 ans à venir.

 

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