Les grandes manœuvres reprennent dans le secteur hospitalier namurois

La clinique Saint-Luc, à Bouge près de Namur.
La clinique Saint-Luc, à Bouge près de Namur. - © Google Maps

La clinique Saint-Luc de Bouge envisage un rapprochement avec le CHR Sambre&Meuse. Un mariage qui doterait Namur d'un grand hôpital de plus de 1000 lits. Une taille considérée comme critique pour survivre.

Les petits hôpitaux savent qu'ils ne survivront pas tout seul. Le financement de l'Etat stagne depuis plusieurs années ; par contre, le coût de fonctionnement d'un hôpital ne cesse d'augmenter, notamment le prix du matériel médical et des machines.

Avec 300 lits, la clinique Saint-Luc (Bouge) est condamnée à trouver un ou des partenaires. L'hôpital négociait depuis plusieurs années avec un autre hôpital chrétien namurois, la clinique Sainte-Elisabeth mais les fiançailles ont été rompues en 2013.

Et Saint-Luc se tourne désormais vers un autre partenaire : le CHR Sambre&Meuse, lui-même fruit d'une fusion entre le CHR de Namur et le CHR d'Auvelais. La direction de Saint-Luc a officiellement informé les responsables de l'hôpital public de sa volonté de négocier un rapprochement.

Un appel du pied bien accuelli au CHR Sambre&Meuse?

En tout cas, toutes les familles politiques traditionnelles, représentées dans le conseil d'administration du CHR, sont plutôt favorables à ce rapprochement, prête en tout cas à négocier. Ce qui ne signifie pas que cela va réussir.

Une première tentative avait échoué en 2009. Ce n'est pas facile de fusionner un hôpital public avec un hôpital privé. Et puis les médecins sont en général très méfiants. Ils ont peur de perdre du pouvoir.

Est-ce que cela change quelque chose pour les patients?

A court terme, certainement pas. A plus long terme, si la fusion se réalise, on imagine mal un seul et même hôpital offrir deux fois les mêmes services à deux kilomètres de distance. On irait donc sans doute vers une spécialisation de chaque site.

François Louis

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