Les finances de l'Opéra Royal de Wallonie se portent mal

A force de ne pas remplacer des musiciens et de réduire les chœurs, la troupe de l’Opéra Royal de Wallonie risque de ressembler de plus en plus à un orchestre de chambre. C'est légèrement forcer le trait, mais c'est le fond de l'inquiétude des travailleurs.

Depuis plusieurs années, un problème structurel de financement se pose. Les comptes ont été mis à l'équilibre, grâce à quelques artifices, mais il a fallu adapter à la baisse le volume de l'emploi.

Le service de nettoyage, par exemple, a été externalisé. Des contrats d'artistes n'ont pas été renouvelés. Des examens de recrutement ont été annulés. Les œuvres sont jouées, de plus en plus souvent, à effectifs réduits.

Jusqu'où diminuer les moyens sans toucher à la qualité ? C'est la question. La perspective de 25 désengagements de plus, certes sans licenciement au sens strict, suscite des remous.

Depuis trois semaines, les délégués du personnel ont demandé à rencontrer le conseil d'administration. Sans succès. Ils n'ont pas réussi, non plus, à voir la ministre de tutelle, en quelque sorte à l'origine des difficultés.

En cinq ans, le budget du département de la Culture a augmenté de plus de 30%. Les subsides à l’Opéra Royal de Wallonie, trois fois moins vite. Les décideurs politiques liégeois n'ont plus que quelques jours pour convaincre la Communauté française de délier les cordons de la bourse.

Michel Gretry

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