Les familles roms, désormais relogées dans un bâtiment rue de la Concorde

Seules les familles étaient concernées par ce déménagement. Les célibataires, eux, sont toujours dans les étages du Polygone.
Seules les familles étaient concernées par ce déménagement. Les célibataires, eux, sont toujours dans les étages du Polygone. - © RTBF

Les locaux de l'ancien immeuble d’AB3, à Ixelles, n'abritent plus, ce mercredi matin, de familles roms avec enfants. Elles sont désormais relogées dans la rue de la Concorde, où la commune a pu négocier l'occupation d'une maison appartenant à la Régie fédérale des bâtiments.

Le bourgmestre d’Ixelles, Willy Decourty, est fier de la solution trouvée avant même la date butoir du 31 octobre, prévue par les propriétaires d'AB3. "On a commencé des négociations déjà depuis plusieurs semaines avec la Régie fédérale des bâtiments, explique le bourgmestre. Il y a donc un accord entre les deux parties pour déménager les familles roms et les installer rue de la Concorde. Il y avait une série de travaux de sécurisation à effectuer. Ca a été fait."

Dans ce bâtiment de la Régie fédérale des bâtiments logent une cinquantaine de Roms, dont une bonne partie d’enfants. Seules les familles étaient concernées par ce déménagement.

Les célibataires, eux, sont toujours dans les étages du Polygone. D’ailleurs, les Roms ne sont pas les seuls à occuper les lieux. "Il y a pleins de gens ici, témoigne Mohamed. Il y a pleins de sans-papiers, de SDF, mais, pour le moment, on ne sait pas ce qui va se passer. Moi, je viens du Maroc. Je suis sans-papier. J’ai déjà déposé un dossier de régularisation il y a deux ans. J’attends toujours. Ca fait six ans que je suis en Belgique."

La convention d'occupation, conclue avec les propriétaires de l’ancien bâtiment d’AB3, court jusqu'au 31 octobre, date à laquelle les occupants devront quitter les lieux sans solution de relogement.

Quand aux familles roms, l'association Les Petits Samouraïs, qui les suit depuis des mois, dénonce une solution temporaire et des conditions, certes meilleures, mais loin d'être idéales. L'association parle d'une maison sans cuisine, sans douche, avec des matelas par terre et pas assez de place pour tout le monde.

Betty Cleeren – Delphine Wilputte

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