Reyers: les experts envisageraient la démolition complète du viaduc

Le viaduc Reyers
Le viaduc Reyers - © Google Street View

Les deux scénarios ont été évalués par les experts qui ont remis leurs conclusions à Pascal Smet, le ministre bruxellois de la Mobilité et des Travaux Publics. Jusqu'à présent, le résultat de ces études est resté secret, mais selon nos informations, on se dirigerait bien vers une démolition totale du fameux Viaduc.

Le cabinet de M. Smet va examiner cette note et une conférence de presse sera organisée dans le courant de la semaine. La note de l'administration bruxelloise tient compte de différents paramètres tels que le coût, la mobilité, la durabilité, la sécurité et l'urbanisme.

Pascal Smet n'a pas fait de commentaires, Bruxelles-Mobilité non plus. On sait juste que le ministre bruxellois devrait rédiger une note pour le premier Conseil des ministres, début septembre.

Alors, rénovation ou démolition du viaduc ? D'après une source bien informée, on se dirigerait vers une démolition complète. "Aujourd’hui, il semble que ce ne soit pas possible de prolonger la vie de cet ouvrage en bricolant. Ce serait des investissements beaucoup plus lourds", commente Denis Grimberghs (échevin schaerbeekois de la Mobilité).

Si le gouvernement régional entérine l'option démolition/réaménagement du boulevard, les travaux risquent de durer longtemps. La phase de démolition à elle-seule, durera plusieurs mois. "On parle de 8 à 10 mois de démolition et de préparation de la circulation en surface. Il faut en organiser un carrefour avec des feux, au minimum de manière provisoire pour gérer la circulation."

Suivraient alors les demandes de permis et les travaux pour un réaménagement durable, en surface. Selon l'échevin, tout serait terminé, au plus tôt, dans 3 ans.

Enfin, Denis Grimberghs espère une vision intégrée du chantier avec les autres projets prévus: le tunnel sous la place Meiser et la rénovation des Boulevard Wahis et Lambermont. Bref, un vrai casse-tête de coordination en perspective.

Reste également à trouver les fonds nécessaires pour financer ces gros chantiers. Des chantiers qui doivent aussi tenir compte, rappelons-le, du pré-métro et des bretelles d'accès à l'E40.

Jean-Claude Hennuy

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