Les éternelles barrières de chantier devant la gare centrale ne sont pas près de bouger

Les éternelles barrières de chantier devant la gare centrale ne sont pas prête de bouger
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Les éternelles barrières de chantier devant la gare centrale ne sont pas prête de bouger - © rtbf

"Le carrefour de l’Europe", c’est le nom de cette esplanade circulaire devant l’entrée principale de la gare centrale de Bruxelles. Pour de nombreux touristes et navetteurs, c’est en quelque sorte la porte d’entrée du centre-ville. Mais ceux qui passent par-là, se demandent souvent pourquoi cet espace n’a jamais été terminé.

Un hexagone de 6 m de large, encerclés par des barrières de chantier et recouvert de roofing, encombre encore aujourd’hui la place. Cette situation agace beaucoup dans les commerces adjacents, "Je suis en Belgique depuis sept ans et donc ça fait sept ans que je vois ça comme ça. C’est horrible visuellement, je n’en peux plus !", s’exclame André qui travaille pour le célèbre chocolatier installé à quelques mètres des barrières. "Ça fait des années que ce trou est là, mais vous dire exactement de quoi il s’agit, je ne saurais pas vous le dire", ajoute un navetteur qui passe devant toutes les semaines.

En réalité, les barrières cachent un trou béant qui donne sur la galerie Horta juste en dessous. L’idée était d’en faire un "puits de lumière" similaire à celui installé à quelques encablures, place de l’Albertine. En 2010, au moment de l’inauguration de la gare et de ses alentours rénovés (carrefour de l’Europe et galerie Horta compris), il ne manquait plus que le puits de lumière. Seulement voilà, les choses n’ont pas tourné comme prévu. Et dix ans plus tard, les barrières temporaires semblent devenues définitives.

Beliris, qui pilotait les aménagements autour du trou, a constaté des défauts et a dû assigner l’entrepreneur en justice pour qu’il les corrige. Et en ce qui concerne la galerie, "Je dirais que la greffe commerciale n’a jamais pris et donc ça a été un énorme flop ! De propriétaire en propriétaire, tout le monde s’est battu pour essayer de valoriser cet endroit, sans y parvenir", se lamente Geoffroy Coomans de Brachène, lui qui a été échevin de l’urbanisme de 2012 à 2018.

"On est aujourd'hui dans une situation où, de toute manière, il n’y a plus de permis"

Avec ces soucis en surface et en sous-sol, on comprend comment la réalisation du puits de lumière est passée au second plan, avant d’être petit à petit oubliées. Aujourd’hui, les acteurs du dossier que sont la ville, la SNCB, Beliris et le nouveau propriétaire de la galerie se renvoient la responsabilité mais quoi qu’il arrive, ils devront repartir d’une page blanche. "Aujourd’hui, on est dans une situation où de toute manière, il n’y a plus de permis. Ça fait quelques années déjà qu’il est caduc donc il faudrait réintroduire une demande", précise l’ex-échevin de l’urbanisme, aujourd’hui député bruxellois.

Pour voir partir les barrières, il faudra donc attendre que se dessine l’avenir de la galerie Horta. Un avenir incertain à l’heure qu’il est. Enfin, ajoutons que l’actuelle échevine de l’urbanisme Ans Persoons n’a pas souhaité s’exprimer à ce sujet. Sa porte-parole précise toutefois qu’elle va prendre contact avec le nouveau propriétaire pour trouver des solutions.

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