Les écoles flamandes de Bruxelles peinent à recruter des enseignants

Les écoles flamandes de la capitale s’arrachent parfois les cheveux pour recruter des profs.
Les écoles flamandes de la capitale s’arrachent parfois les cheveux pour recruter des profs. - © Flickr - alamobasement

Il faut dire que, proportionnellement, l'offre d'écoles flamandes dans la capitale est supérieure à la part de la population néerlandophone vivant à Bruxelles. Alors dans les établissements, à quelques jours à peine de la rentrée, c'est le casse-tête pour tenter d'engager des profs.

A l’Athénée d’Uccle, c'est un peu le même scénario qui se répète chaque année à cette période. Des enseignants annoncent en dernière minute qu'ils ne rempileront pas à la rentrée. Du coup, le directeur doit combler les places laissées vacantes. Et ce n'est pas évident.

Les profs, il faut aller les chercher parfois bien en dehors de la capitale. "C’est LE grand drame de l’enseignement néerlandophone à Bruxelles, explique le directeur Joachim Kelecom. Il y a beaucoup de flamands mais très peu de Bruxellois. L’un des profs de l’établissement fait - par exemple - tous les jours la navette entre Hasselt et Uccle."

Des enseignants souvent compétents, mais qui n'ont pas toujours le sens de la réalité bruxelloise. Une difficulté de plus quand il s'agit de recruter. "Quelqu’un qui sait gérer une classe bruxelloise (ndlr: dont les élèves n'ont pas forcément le néerlandais comme langue maternelle), c’est nettement plus compliqué."

Ce directeur le sait : à la rentrée, son cadre ne sera sans doute pas complet. Il s'apprête à assurer lui-même certains cours, pour ne pas laisser des classes livrées à elles-mêmes.

Aline Gonçalves

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