Les drones militaires désormais en appui des contrôles douaniers aux frontières belges

Les drones de l'Armée vont désormais appuyer les contrôles des douaniers aux frontières belges.

L'accord de collaboration a été signé ce mercredi à Florennes par les ministres de la Défense et des Finances (Steven Vandeput et Johan Van Overtveldt). Les deux ministres fédéraux ont ensuite assisté à un contrôle douanier de grande envergure, organisé à la frontière franco-belge, près de Couvin. L'utilisation de ces avions sans pilote permet de renforcer la lutte contre le trafic de drogue, d'armes ou de produits soumis aux accises.

Une surveillance redoutable

Appuyés par un drone de l'armée survolant les opérations à 2km d'altitude, les douaniers disposent dorénavant d'un dispositif plus efficace.  "L'avantage principal, c'est d'avoir une couverture géographique élargie", explique Thierry Piraux, directeur des opérations douanières. "Le drone permet d'avoir une visibilité sur une zone qui peut s'étendre jusqu'à plusieurs dizaines de kilomètres. Les opérateurs au sol peuvent ainsi détecter tout comportement suspect de véhicules. Un conducteur qui tenterait de faire demi-tour ou de fuir à l'approche d'un contrôle douanier serait alors tout de suite repéré, pris en chasse et intercepté par les motards ou d'autres véhicules du dispositif". Un outil redoutable pour les fraudeurs et autres trafiquants qui tentent d'échapper aux douaniers après avoir été prévenus de la mise en place d'un contrôle statique via les réseaux sociaux, par exemple. La technique pourrait d'ailleurs aussi s'avérer utile dans la lutte contre le terrorisme et le trafic d'armes.  

Un espion très discret

"Notre drone survole la zone de contrôle douanier à 2km, voire 2,5 km d'altitude. Il est totalement invisible", souligne le Major d'Aviation Fabrice Leroy. "On ne l'entend pas du tout. D'autant que les moteurs de voitures et des camions font beaucoup de bruit. C'est donc un engin très discret. Il dispose d'une autonomie de vol de 8 heures et peut voler à du 150km/h". Le pilote est au sol. Il est assisté d'un opérateur "caméra" qui visionne les images filmées par l'avion en direct. Un autre opérateur veille à la transmission des données. Le drone militaire ressemble à un petit avion à hélices. Il intervient aussi sur d'autres types de missions civiles confiées à la Défense nationale.

 

 

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