Les confréries, ces associations qui font vivre les traditions de leur région

En ce dimanche du mois d’août, le château d’Hélécine et son domaine accueillaient la "Journée annuelle des confréries". Au programme de cet événement, un cortège rassemblant des confréries gastronomiques venant des 4 coins de la Belgique : Luxembourg, Liège, Hainaut et Namur, mais aussi les confréries folkloriques, et étrangères.

Dans les allées du Domaine, le représentant de chaque confrérie est présent pour vous faire découvrir ou redécouvrir des produits du terroir. Certains sont célèbres comme le boulet liégeois, et d’autres moins, comme le produit présenté par la confrérie d’Il Crâss' Djotte. "La crâss’Djotte est un produit typiquement local, et qui n’est donc fait que dans la région d’Houffalize. On travaille sur du chou, car il y avait énormément de cultures de chou, dans la région, dans le temps. Ici, on travaille le chou, le lard, le saindoux et les épices, et notre but est de défendre, bien sûr, tout ce qui tourne autour d’Houffalize, mais principalement la crâss’Djotte, la préparation emblématique de la région, mais qui tend à disparaître," explique l’un des membres de cette confrérie.

Les confréries, pas qu’une histoire de personnes âgées

Les confréries font vivre une tradition. Elles ont une image sympathique, mais parfois un peu poussiéreuse. Pourtant, plusieurs jeunes sont présents dans certains stades, afin de reprendre le flambeau. "Je suis féru d’histoire, et justement rechercher les informations, et ces petites histoires justement atypiques. Je me suis donc nourri de tout cela, et c’est très important pour moi de les défendre, le perpétuer et je voudrais que cela soit quelque chose qui continue encore et encore malgré l’heure d’internet. Malgré les informations qui viennent des 4 coins du monde, il y a notre région, notre produit, et c’est très important pour moi, " confie ce membre d’une confrérie liégeoise, les "Maîsses Houyeûs dè Payis d’Lîdge". Et même si la plupart des confréries ne datent pas d’hier, de nouvelles confréries se créent également régulièrement, comme la "Confrérie des joyeuses pommes" née en mars dernier et mettant en avant les pommes de Dinant. "Tout le monde pense que les confréries ont une origine ancestrale, mais il y a moyen de créer de nouvelles choses, apporter de nouvelles choses, et le but des confréries est d’apporter et échanger des choses. Nous, nous voulons rajeunir l’idée des confréries."

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