Les commerçants de la Toison d'or peaufinent leur projet de réaménagement alternatif de la Petite Ceinture

Les commerçants de la Toison d'or peaufinent leur projet de réaménagement alternatif de la Petite Ceinture
Les commerçants de la Toison d'or peaufinent leur projet de réaménagement alternatif de la Petite Ceinture - © OPHELIE DELAROUZEE - BELGA

L'architecte Pierre Lallemand et les représentants d'une partie des commerçants des boulevards de Waterloo et de l'avenue de la Toison d'or ont dévoilé vendredi la maquette du projet de réaménagement alternatif de cette partie de la Petite Ceinture de la capitale pour lequel ils ont déposé une demande de permis d'urbanisme. A l'inverse du projet déposé par Bruxelles Mobilité qui fait lui aussi une demande de permis, celle-ci n'a jusqu'ici pas été déclarée complète et pourrait ne jamais arriver au terme du processus, tout simplement parce que le propriétaire du sol n'y est pas associé et qu'au stade actuel les moyens financiers pour réaliser cet ambitieux projet ne sont pas déterminés.

Le projet d'associations de commerçants telles qu'Uptown (Toison d'or) et d'Interparking, soutenu par l'organisation patronale BECI et Touring secours a été déposé en réponse à la demande de permis déposée il y a quelques mois par Bruxelles Mobilité et soutenue par l'ex-ministre de la Mobilité Pascal Smet.

La demande régionale vise la création de larges espaces dévolus aux piétons et de larges pistes cyclables bidirectionnelles, pour faire de cet espace de la Petite Ceinture un lieu de promenades urbaines, qui relie le haut et le bas de la ville.

Les commerçants et Interparking n'en veulent pas. Pour pousser les pouvoirs publics au dialogue, ils ont déposé un projet qui renforce selon eux l'identité des lieux tout en partant d'une photographie dans les chiffres du flux routiers existants.

Le projet prévoit le maintien d'une centaine d'emplacements pour voitures en surface sur les quelque 360 existants, des trémies de raccordement entre eux des tunnels de la Petite Ceinture (Louise et Porte de Namur), et de deux fois deux bandes de circulation pour le trafic de transit en surface. Les changements significatifs portant sur les voies latérales transformées en espace prioritaire pour les piétons, mais aussi accessibles aux cyclistes pour la circulation locale. Les adeptes de la "petite reine" disposeraient en outre de voies unidirectionnelles, le long des bandes de circulation des voitures.

Le projet de Pierre Lallemand est également fondé sur la construction de bulles de verre et de bois, raccordées entre elles par un long plateau surélevé, sur le toit du tunnel Louise pour l'accueil d'activités culturelles. De l'aveu de ses défenseurs, il a été présenté au ministre-président bruxellois et aux bourgmestres d'Ixelles et de Saint-Gilles. Il le sera en janvier à Pascal Smet qui a entretemps troqué sa vareuse de ministre de la Mobilité pour celle de secrétaire d'Etat en charge de l'Urbanisme.

Du côté de la Région bruxelloise, on faisait observer vendredi que le principal obstacle au projet défendu par les commerçants, au-delà de son volet financier, était pratico-pratique. La Région bruxelloise s'est lancée dans une indispensable opération de rénovation de ses tunnels. La rénovation encore à entamer du tunnel Louise comporte comme pour les autres tunnels sur la réfection de son étanchéité ce qui rend impossible toute construction sur son toit, avant 2030.

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