Les cinémas de quartier seront aussi aidés par le plan de relance de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Les cinémas de quartier seront aussi aidés par le plan de relance de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Les cinémas de quartier seront aussi aidés par le plan de relance de la Fédération Wallonie-Bruxelles. - © Tous droits réservés

Un ballon d’oxygène pour les petits cinémas de quartier…
La semaine dernière, ils s’estimaient exclus du plan de relance de la Fédération Wallonie Bruxelles pour le cinéma et l’audiovisuel face aux conséquences de la crise sanitaire. Une lettre avec été envoyée à Catherine Linard. Un manifeste au nom de tous les cinémas de quartier porté par André Cadet du cinéma "Patria" à Virton. Appel entendu,  La Ministre intègre les cinémas de quartier dans son plan de relance.

Devant le Parlement de la Fédération réuni ce mercredi en séance plénière, la ministre a indiqué qu’elle entendait intégrer la quarantaine de cinémas de quartier existants dans ce plan doté d’un montant total de 6 millions d’euros et dont ils avaient été oubliés.

Impactés comme les plus grands complexes par la crise du Covid-19, ces petits cinémas de quartier qui ne bénéficient en temps normal d’aucun soutien financier de la FWB- ne vivent généralement que de subsides communaux, de la vente de billets, et de recettes liées à la vente éventuelle de boissons et confiseries.

Mais les conditions sanitaires très strictes de réouverture vont encore plus se faire sentir dans ces petits cinémas qui n’ont généralement qu’une seule salle. C’est le cas du cinéma "Caméo" de Tamines. Comme l’explique son gérant Vivian Audag " Nous avons une salle de 200 places mais avec les conditions de distance sociale, cela descend à 38 spectateurs maximum par séance. Il faudra voir si les distributeurs seront d’accord donner les films s’il n’y a que 38 spectateurs par séance. 38 spectateurs ça veut dire aussi moins de personnes qui consomment au bar, pour des friandises, ça va limiter aussi nos rentrées de manière drastique ".

A cela s’ajoute aussi l’absence de nouveautés, la plupart des sorties, ce ne sera pas avant le 22 juillet. Pour Alexandre Kassim, gérant du "Ciné-Centre" de Rixensart, cette décision est aussi symbolique, c’est une reconnaissance pour les petites salles. " Nous accorder cette aide, c'est reconnaître que l'on existe. J’ose espérer que, passé cette horrible crise, les conditions seront revues pour la subvention des petites salles qui le méritent, qui diffusent aussi des œuvres de qualités ".

Reste à voir si les clients seront au rendez-vous… Pas sûr que les salles obscures les attirent après des mois de confinement.

On n'est pas des pigeons (08.06.20)

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