Les centres de planning familial peinent à trouver des médecins pratiquant l'IVG

Le centre Willy Peers, à Namur.
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Le centre Willy Peers, à Namur. - © RTBF

26 ans après la loi dépénalisant l’avortement, il n’est toujours pas simple de trouver des médecins pour pratiquer l'IVG. C'est le constat que tirent les médecins travaillant notamment pour les centres de planning familial. Ils ne sont pas assez nombreux. La faute peut-être à un manque de sensibilisation pendant les études.

Nous avons pu nous en rendre compte au centre de planning historique de Namur, le centre Willy Peers. Ici, 1 consultation sur 2 ici est pour une demande d’IVG (interruption volontaire de grossesse). Et l'agenda est complet, explique Frédéric Brichau, le coordinateur. "Demain, je n’ai pas de place pour une demande d’IVG. La personne qui me contactera aujourd’hui pourra bénéficier au mieux d’un rendez-vous dans 3 ou 4 jours ouvrables. Mais dans les périodes plus critiques, il faut parfois  patienter deux semaines."

420 avortements sont pratiqués chaque année au centre Willy Peers. 7 médecins y travaillent, dont la majorité habite loin de Namur.

Le Dr Kundo par exemple vient de Manage, à quasiment une heure de route, et se déplace de ville en ville. " Je travaille dans différents centres. Je me rends bien compte qu’il y a une pénurie de médecins. Là, je viens d’achever une consultation à Namur et je me rends à Mons, dans un autre centre de planning familial, pour une autre consultation."

A Arlon, le nouveau centre de planning a attendu un an pour trouver un médecin pour pratiquer les IVG.

A Namur, au centre Willy Peers, on recherche depuis deux ans un médecin pour le mercredi. Et ce qui inquiète les responsables, c’est la relève, qui ne se profile pas. "C’est difficile, lorsque nous aurons un départ, de trouver un remplaçant. La meilleure solution, selon moi, réside dans la sensibilisation."

Sensibilisation aux grossesses non désirées pendant les études de médecine, ajoute ce responsable de planning familial. Bien sûr, il y a aussi les convictions du médecin qui pèseront dans la balance. La conviction des praticiens de l’IVG est d’aider des femmes en très grande difficulté.

Chaque année, en Belgique, on comptabilise quelque 20 000 interventions environ.

A noter que les centres de planning de la Fédération des femmes prévoyantes socialistes ouvrent leurs portes au public encore ce vendredi et demain.

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