Les cannabis clubs? Du pour et du contre, selon une étude de l'université de Gand

L'étude a porté sur cinq cannabis club identifiés en Belgique : Trekt uw plant (Anvers), Mambo social club (Hasselt), Weedout (Andenne), MaWeedPerso (Liège) et Sativa (Namur). Le modèle proposé est toujours le même : une asbl centralise la production de cannabis pour l'ensemble de ses membres, à raison d'un plan par personne, pour rester dans les limites de la tolérance observée en Belgique depuis une dizaine d'années.

Décriminaliser et surtout contrôler la production de cannabis, constate Tom Decorte, pourrait rapporter des taxes à l’État, un peu comme le tabac et l'alcool. Autoriser et encadrer des cannabis clubs, sous forme d'asbl, pourrait en outre couper l'herbe sous le pied des organisations criminelles qui vivent du trafic.

Mais, tempère l'étude (publiée dans International Journal of Drug Policy), comment éviter qu'un certain nombre de personnes malintentionnées utilisent la façade rassurante d'un "cannabis club" pour s'adonner à un véritable trafic de drogue ? Le criminologue de l'Université de Gand constate aussi que le passé judiciaire d'un certain nombre de "militants" au sein de ces cannabis club reste une question sensible…

A Hasselt et à Namur, les premières récoltes des cannabis club ont été saisies par la police. Le président de Sativa est poursuivi pour trafic de stupéfiants et son asbl a été dissoute. Même scénario à Liège, où les deux responsables de MaWeedPerso ont même passé plusieurs semaines derrière les barreaux. A Andenne, les premiers coups de semonces judiciaires ont poussé les responsables de Weedout à retourner dans la clandestinité. Mais une information est ouverte par le Parquet, là aussi.

François Louis

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