Les bus hybrides sont bons pour l'environnement mais ils tombent souvent en panne

Après 3 ans d'exploitation, le Tec Namur Luxembourg a un recul suffisant pour dresser un bilan de ses 46 bus hybrides. "En kilomètres cumulés, résume le directeur exécutif Jean-Marc Evrard, nos nouveaux bus ont déjà roulé plus de 4 millions de kilomètres. C'est 100 fois le tour de la terre ! Le bilan environnemental est bon. En moyenne, nos bus hybrides roulent à l'électricité 60% du temps. Cela représente une économie de diesel de presque 28.000 litres par mois."

Ce bilan pourrait être meilleur si toutes les bornes de recharge (pantographes) prévues au départ étaient installées. "Nous en avons installés 7 sur les 11 prévues, explique Jean-Marc Evrard. Il y a du retard, pour diverses raisons, pour les 4 dernières stations. A Beez, par exemple, nous buttons sur une difficulté de permis parce que la station de 12.000 volts serait située en zone inondable. La Région pour l'instant refuse de nous donner le feu vert. Mais avec 4 pantographes supplémentaires nous pourrions atteindre notre objectif : des bus hybrides fonctionnant 70% du temps à l'électricité."

Mais l'ombre au tableau, c'est la fiabilité des nouveaux bus. Ils tombent souvent en panne et les réparations prennent beaucoup de temps, notamment car il est difficile d'obtenir certaines pièces de rechange. "C'est clair que de ce point de vue, ils soutiennent mal la comparaison avec des bus au diesel. Sur la flotte de 46 bus hybrides, une dizaine en moyenne sont au garage pour réparation, c'est beaucoup. Et cela commence vraiment à nous poser des problèmes d'exploitation."

De quoi sans doute faire réfléchir la direction du Tec wallon pour le futur, car les nouvelles motorisations plus écologiques se bousculent au portillon : moteur 100% électrique, gaz naturel comprimé, hydrogène, notamment.

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