Les bus de la Stib roulent à nouveau mais le malaise persiste

Après s'être croisé les bras lundi, les chauffeurs du dépôt Jacques Brel ont repris le service.
Après s'être croisé les bras lundi, les chauffeurs du dépôt Jacques Brel ont repris le service. - © Belga

Après leur arrêt de travail d'hier, que les syndicats n'ont pas couvert, les chauffeurs du dépôt Jacques Brel reprennent le service ce mardi matin. L'exaspération est pourtant toujours bien présente. Ils se sentent abandonnées et méprisés. La question du respect et de l’insécurité revient une nouvelle fois sur le tapis.

Environ 70% des chauffeurs du dépôt Jacques Brel n'avaient pas pris leur service, lundi matin ; le soir, ils étaient toujours 20% à refuser de rouler.

Ce débrayage spontané intervenait deux jours après une violente altercation, samedi, entre un chauffeur et un passager. Un délai trop long pour permettre aux grévistes d'être couverts par les syndicats.

Selon plusieurs sources, le passager âgé d'environ 77 ans (un ancien de la Stib) a passé ses nerfs sur le conducteur, parce que le bus était bloqué par un véhicule. Récemment, plusieurs bus de la Stib avaient été la cible de tirs à la carabine à plomb. Et la liste est longue: des cabines de conducteurs touchées par des pavés, des chauffeurs molestés... et c'est sans compter les injures et les menaces quotidiennes. Témoignages: ''Les propos qu’on entend le plus souvent ? ‘’Roule et ferme ta gueule !’’ (sic) On veut sensibiliser les politiques au niveau de la sécurité, au niveau humain aussi. On n’est pas des machines (…) Qu’est-ce qu’a fait la Stib pour lutter contre ces problèmes ? Oui, elle va mettre quelques personnes pendant un petit temps, super ! Je dis qu’il faut plus de sécurité dans le bus, plus de patrouilles, plus de contrôles. Il faut que les gens comprennent qu’un respect du chauffeur est nécessaire. On est là pour travailler, pas pour se promener.''

La Stib et son autorité de tutelle ont pris des mesures pour renforcer la sécurité mais visiblement, pour les chauffeurs, cela ne suffit pas. Dans ce contexte, on voit mal comment éviter de nouveaux arrêts de travail en cas de nouvelles agressions.

 

Jean-Claude Hennuy

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