Les bureaux vides représentent 1 200 000 m² de surface inoccupée à Bruxelles

Le gouvernement bruxellois planche sur des solutions pour inciter les propriétaires à convertir leurs bureaux inoccupés en logement.
Le gouvernement bruxellois planche sur des solutions pour inciter les propriétaires à convertir leurs bureaux inoccupés en logement. - © Belga

Les derniers chiffres indiquent que le taux de vacance était resté stable l'an dernier, malgré la crise économique. Dans certains quartiers, comme les quartiers Nord et européen, la proportion de bureaux vides a même diminué, car il n'y a plus eu de nouvelle offre. Néanmoins, la moitié des locaux est vide depuis plus de deux ans. Une situation qui interpelle car de nombreux bureaux pourraient être reconvertis en logements, dans une ville qui en manque cruellement.

Reconvertir les bureaux vides en logements: c'est une des pistes défendues par le gouvernement bruxellois pour répondre au principal défi du boom démographique. Le problème, c'est que la majorité des bureaux vides appartiennent au privé.

Des incitants (notamment fiscaux) existent déjà, pour convaincre les propriétaires à transformer leurs locaux en appartements. Mais le nombre de reconversion reste limité, le secteur privé raisonnant plutôt en termes de profit et de rentabilité.

Du coup, le gouvernement régional réfléchit à d'autres pistes. Exemple: inciter un propriétaire à convertir ses bureaux en logements, pour les louer ensuite à un tarif décent, via une AIS, une agence immobilière sociale, qui assure la gestion et offre une série de garanties et d'avantages.

Une autre idée devrait bientôt être concrétisée. Ainsi, chaque nouvelle demande de permis de bureau devra inclure de nouveaux éléments techniques, des éléments donnant la possibilité de reconvertir un jour, plus facilement, le bureau en logement. C'est ce qu'on pourrait appeler la flexibilité de l'affectation d'un bien.

Jean-Claude Hennuy

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK