Les ascenseurs de la Gare centrale trop souvent en rade pour les personnes en chaise roulante

Les ascenseurs de la Gare centrale trop souvent en rade pour les personnes en chaise roulante
Les ascenseurs de la Gare centrale trop souvent en rade pour les personnes en chaise roulante - © rtbf

Les personnes en chaises roulantes en ont assez des ascenseurs qui ne fonctionnent pas à la Gare centrale de Bruxelles. Elles sont cinq à avoir signé une lettre adressée au ministre fédéral de la Mobilité, François Bellot pour demander le remplacement des engins. Le député Groen Stefaan Van Hecke l'interroge ce mercredi en Commission infrastructure à ce sujet. Selon les signataires, les ascenseurs sont trop vétustes et ont des couacs plus que régulièrement. Et si l'un tombe en panne, c'est toute la gare qui est inaccessible.

Démonstration avec Nadia Hadad. Elle est professeur ingénierie hydraulique dans le milieu de la coopération au développement. Cette Bruxelloise doit souvent prendre le train pour aller donner cours à Louvain ou pour aller rencontrer des partenaires. Et à chaque fois c'est toute une expédition.

"D'abord, on est obligé de faire une demande d'assistance à PMR (personne à mobilité réduite) au moins 24 heures à l'avance. Toutes les gares ne sont pas accessibles. Par contre, dans les plus grosses stations comme à Bruxelles, Anvers ou Ostende, on peut s'y prendre jusqu'à trois heures à l'avance. Personnellement, je me donne toujours une heure d'intervalle pour être sûre d'être à l'heure à mon rendez-vous."

Car bien souvent, il y a des couacs. Comme à la gare Centrale où les ascenseurs tombent trop souvent en panne au goût de Nadia. Avec quatre autres personnes en chaise roulante elle a envoyé un courrier au ministre fédéral de la Mobilité. En copie, Sophie Dutordoir, CEO de la SNCB. "Quand un ascenseur tombe en panne, c'est toute la gare qui est inaccessible", explique Nadia. Dans le grand hall de la gare, un ascenseur mène au niveau zéro et aux voies 1 et 2. Pour les quais 3/4 et 5/6, il faut s'arrêter au niveau zéro et prendre un deuxième ascenseur. "Et c'est parce que je connais bien la gare que je sais quel ascenseur il faut prendre sinon, rien n'est indiqué!"

Résultat: si le premier est en panne, impossible d'accéder aux quais... ni d'en sortir. "Quand on arrive en train depuis l'extérieur et qu'on se retrouve sur le quai avec un ascenseur qui ne fonctionne pas, on doit remonter dans un train qui nous amène à la gare du nord ou à la gare du midi, pour qu'il revienne gare centrale nous amener à un quai où l'ascenseur fonctionne. Et si c'est celui qui mène au niveau zéro qui ne marche pas, alors il faut sortir par l'arrière de la gare (square de la putterie) et faire tout le tour. Ça prend un temps fou et ça demande énormément d'efforts car il faut tout remonter."

Nadia et les autres signataires de la lettre demandent le remplacement des ascenseurs. Mais ce n'est pas à l'ordre du jour pour la SNCB qui a prévu d'autres mesures. "Cet ascenseur a 16 ans donc ce n'est pas un appareil très ancien, répond Thierry Ney, porte-parole. Il est entretenu régulièrement par l'entreprise qui en a la responsabilité. De plus, nous avons veillé à ce que son délais d'intervention soit réduit de quatre à une heure. Nous allons aussi mettre des plots devant les portes. Parce que nous voulons éviter qu'il y ait des chocs sur ces parties plutôt fragiles du mécanisme."

La difficulté de se déplacer dans les transports en commun à Bruxelles fait l'objet d'une BD: "Léa, roue de de secours". Elle est présentée par Hans Van de Cauter, invité de Bruxelles Matin sur Vivacité ce mercredi.

 

 

Hans Van de Cauter au micro de Bruno Schmitz sur Bruxelles Matin

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