Les armes non létales: une réponse à l'insécurité?

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Entre la matraque et le pistolet, il existe désormais de multiples engins pour un usage plus proportionnel de la force publique...des armes non létales qui posent question.

Le MR a organisé ce vendredi un colloque, à l'université de Liège, sur le thème des armes non létales. Ce sont des pistolets à impulsions électriques, comme le TASER, ou des lanceurs de billes de plastiques, comme le FN303, des méthodes pour neutraliser sans tuer. Les forces de polices réclament de plus en plus ce genre d'équipements et pour le mouvement réformateur, il devient urgent de légiférer.

Selon les policiers, la bombe au poivre permet de neutraliser un insoumis, mais à une distance de quatre ou cinq mètres. Trop près. Le risque d'une attaque au couteau est réel. Ainsi, selon les statistiques, un peloton anti-banditisme rencontre lors d'une intervention sur six un individu muni d'un couteau ou d'un coup de poing américain. On connait les lanceurs de billes de couleurs, mais il existe également des pistolets à flèchettes électriques, qui contractent les muscles treize fois par seconde et qui paralysent. Ou encore, dernier né, un pistolet à micro-ondes, qui chauffe la température de la peau de dix degrés sur un tiers de millimètre.

Toutes ces technologies posent quand même quelques problèmes, ne serait-ce que le risque d'absence de réflexion sur le geste posé quand on sait que l'arme ne peut tuer.

Le débat sur le non-létal est en tout cas lancé. Faut-il voir là le signe d'une volonté libérale de placer la campagne électorale sous l'angle de l'insécurité. Si c'est le cas, il faut s'étonner que ce colloque ait rassemblé en tout et pour tout dix neuf personnes, en l'absence de la quasi totalité des mandataires locaux.

(M.Gretry)

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