Les arbres bruxellois ont souffert de la sécheresse et ce n'est sans doute pas fini

Ce tulipier de 70 ans devra être abattu
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Ce tulipier de 70 ans devra être abattu - © Tous droits réservés

Dans le parc Tenbosch à Ixelles, ce mercredi matin, l'heure est au nettoyage des allées. Beaucoup de branches jonchent le sol et tout au fond du parc, un tulipier de 70 ans menace de tomber sur les bancs. L'une de ses trois branches principales n'a pas résisté au coup de vent qui a balayé Bruxelles dans la nuit de mardi à mercredi. En attendant les tronçonneuses, les alentours du vieil arbre ont été sécurisés puisque plusieurs bancs publics sont disposés juste en dessous. Le tulipier menace aussi d'autres arbres voisins, un érable et un magnolia ainsi que les murs de la maison voisine.

Un peu plus loin, ce vieux sophora, lui, est resté debout. Ses lourdes branches sont maintenues en place par des sangles bien serrées, ce qui lui a sans doute permis de passer la tempête sans dommages. Roland Brotkom fait partie de l'équipe phytosanitaire, chez Bruxelles environnement et il est soulagé :"sans les câbles, cette grosse branche était par terre. C'est un très vieil arbre et comme tous les autres, il est fragilisé par la sécheresse, alors, on le soigne, on le bichonne, comme on prendrait soin d'une personne âgée".   

Il faut anticiper le réchauffement climatique

D'autres arbres du parc Tenbosch ont eu moins de chance. Celui-ci, pourtant d'origine exotique, a perdu toutes ses feuilles. Et il n'est pas le seul. Serge Kempeneers, directeur de la division Espaces Verts chez Bruxelles Environnement, a identifié plusieurs bouleaux qui ont séché complètement ces dernières semaines. "Ils sont morts et c'est lié au fait que leur enracinement était trop peu profond. Le manque de pluie a entrainé la mort des arbres". Il faudra donc les remplacer, mais quelles espèces choisir? "Nous devrons probablement choisir des espèces qui résisteront mieux aux épisodes de sécheresse que nous risquons encore de connaître à l'avenir. Des espèces plus méditerranéennes, comme le chêne vert ou le chêne liège. Il faut anticiper le réchauffement climatique", ajoute Serge Kempeneers, "tout en sachant que le climat peut aussi nous réserver des températures froides et humides et toutes les espèces du sud ne peuvent résister à du moins quinze en hiver." 

Chez Bruxelles Environnement, on estime néanmoins que sur les 2770 hectares de parcs régionaux bruxellois, les dégâts de la canicule sont plutôt réduits. Même si,bien sûr, l'été 2018 n'a pas encore dit son dernier mot.

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