Les agents de la Protection Civile sont inquiets par rapport à leur nouveau statut

Le personnel de la Protection Civile est extrêmement inquiet par rapport au nouveau contrat qui sera proposé par le SPF Intérieur.
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Le personnel de la Protection Civile est extrêmement inquiet par rapport au nouveau contrat qui sera proposé par le SPF Intérieur. - © Marc Mélon RTBF

Dans les unités opérationnelles francophones de la Protection Civile qui vont fermer leurs portes, à Ghlin et Libramont, les agents ont le moral dans les talons. En plus des angoisses liées à la réorganisation du travail, les uns et les autres sont inquiets par rapport au nouveau statut du personnel. Jean-Paul Leroy, commandant à la Protection Civile de Libramont et délégué CSC, explique: "Nous avons des avantages. Par exemple, la pérennité de notre travail, une certaine sécurité d'emploi. Si nous allons maintenant vers un autre statut avec une signature de contrat, il est clair que nous ne sommes pas certains, dans l'état actuel des choses, de retrouver les avantages. Nous ne pouvons pas l'accepter. Vu les conditions actuelles, nous craignons des restrictions au niveau budgétaire ainsi qu'au niveau du personnel".

Nous gagnerons moins que les pompiers

Les organisations syndicales dénoncent la mise en place de sous-statuts pour le personnel. Michel Bonmariage, brigadier opérationnel à la Protection Civile de Crisnée et délégué CGSP précise: "Il s'agit d'un sous statut des pompiers. Nous gagnerons toujours moins que les pompiers. Pour avoir une légère augmentation, les agents qui resteront dans la nouvelle Protection Civile, la direction générale doit se débarrasser de 34 % de son personnel. Nous ne sommes pas d'accord. Ce n'est pas ce qui a été promis".

Il y aura un problème de sécurité

Pour les syndicats, la mise en place de la nouvelle structure de la Protection Civile prévue à la date du 1er janvier 2019 va beaucoup trop vite. C'est la population qui pourrait être pénalisée et le citoyen risque de mettre la main au portefeuille. C'est l'avis de Joëlle Brouillard, commandant à la Protection Civile de Ghlin et déléguée CGSP: "Actuellement, les zones de secours sont toujours en train de vivre leur réforme. Elles ne sont pas encore capables pour certaines d'absorber de nouvelles missions. Il y aura donc un problème au niveau de la sécurité. Si on transfère des missions vers des zones de secours, il n'y aura pas de refinancement de celles-ci. Ce seront les communes et les citoyens qui vont payer".

Peur de disparaître

Les agents de la Protection Civile se sentent abandonnés par le gouvernement fédéral. Ils pensent qu'ils vont tout simplement disparaître d'ici quelques années. Leurs moyens d'actions sont extrêmement limités.
Le patron de la Sécurité Civile n'a pas reçu le feu vert du cabinet du ministre de l'Intérieur pour répondre à nos questions.

 

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