Les accidents de travail à la STIB seraient mal gérés

Conducteur STIB
Conducteur STIB - © La Capitale

Suite à un accident de travail, des chauffeurs reprendraient leur fonction sans être médicalement rétablis. La cause ? Les pressions exercées par la direction de la société de transport, mais aussi la sévérité accrue des mutuelles et des assurances.

Lorsqu’un accident de travail survient, c'est l'assureur-loi de la STIB qui intervient. Néanmoins, le taux de reconnaissance de ce type d’accident ne cesse de baisser et les travailleurs sont de plus en plus souvent renvoyés vers leur mutuelle. Cette dernière demande alors au travailleur de solliciter un emploi à la STIB adapté à la situation. Toutefois, ces postes de reclassement ne suivent pas la demande. D’après les syndicats, les ressources humaines ont, en outre, durci leur attitude.

Pour éviter le chômage ou la mutuelle, des chauffeurs victimes d'un accident de travail reprennent parfois leur poste sans y être aptes. Un conducteur de tram témoigne: "Un collègue a moi a eu une fracture du pied et a dû conduire un peu plus d’un an avec une béquille et tout ce qui va avec: les médicaments, etc. Il a dû le faire car il craignait de perdre son emploi."

La direction de la STIB dément fermement ces accusations. Selon elle, en aucun cas la société de transport public ne force les conducteurs à reprendre le travail s'ils représentent un danger pour les voyageurs. Les syndicats, pour leur part, maintiennent leurs critiques.

Philippe Carlot