Les abeilles se portent mieux!

Les ruches seront plus nombreuses grâce à des saisons clémentes
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Les ruches seront plus nombreuses grâce à des saisons clémentes - © Nicolas Rondelez

Depuis plusieurs années, l’alerte est donnée. La population d’abeilles s’amenuise de manière inquiétante. La cause mise en avant, ce sont les pesticides. Mais le réchauffement climatique a également son rôle dans cette disparition inquiétante.

Cette année pourrait voir les apiculteurs recomposer un cheptel disparu ces dernières années. Ils pourraient regarnir des ruches abandonnées faute d’une population d’abeilles suffisantes. Sans toutefois qu’il s’agisse d’un repeuplement pérenne.

Cette bonne nouvelle n'a aucun rapport avec le ralentissement des activités productrices de nuisances environnementales. Rien ne permet de l'envisager. Aucun lien, donc, avec les règles liées à la présence actuelle du Covid-19.

Des conditions très favorables

Hubert Guerriat est apiculteur depuis toujours. "C’est mon oncle qui m’a amené dans ses ruches alors que j’étais enfant". Aujourd’hui, il a des ruches à Virelles (à l’Aquascope), à Chimay, à Froidchapelle… Cela fait 40 ans qu’il est apiculteur. Il connaît ses abeilles et il connaît les saisons. "Je note méticuleusement les dates de floraisons depuis 40 ans. Récolter son miel, procéder à des fécondations le premier mai, ce sont des choses que je n’ai pas connues. L’hiver a été très doux. Il y a eu peu de mortalité. Le printemps est exceptionnel. Il y a une floraison abondante. Les abeilles ont donc énormément de nourriture. Et cela aurait pu être meilleur encore avec juste un peu plus d’humidité. Et moins de ce vent d’Est qui a quelque peu asséché les fleurs".

Un regain de motivation

Ces conditions favorables donnent un regain de motivation aux apiculteurs qui voyaient disparaître leurs abeilles. Ils "fermaient" des ruches qu’ils vont pouvoir repeupler. "On a eu des pertes catastrophiques dans les années antérieures", confirme Hubert Guerriat. "Cette saison va permettre de repeupler des ruches. Cette année, oui, on a de belles colonies qui produisent beaucoup".

Il ne faut pas se leurrer

Cette année comme la précédente ont été bénéfiques aux abeilles avec une nourriture abondante, grâce à des conditions climatiques favorables. Mais la tendance générale reste inquiétante, selon notre apiculteur, Hubert Guerriat : "Celle qui nous concerne c’est l’abeille mellifère. Mais il y 350 espèces d’abeilles. Il ne faut pas se leurrer. On a en apiculture une ou deux saisons rassurantes qui cachent la tendance. Une tendance à la disparition générale des différentes espèces d’abeilles. Trois facteurs à cela : 1° Le manque d’habitat. 2° une alimentation contaminée par les pesticides. 3° le réchauffement climatique qui provoque le déplacement des populations d’abeilles ou leur disparition".