Le village de Doel sauvé par la Flandre, la fin d'un combat pour les derniers habitants

Le gouvernement flamand a approuvé vendredi une nouvelle étape de l'extension du port d'Anvers, qui doit permettre de sauvegarder le village de Doel, au départ voué à la destruction et où la plupart des habitants ont quitté leur foyer.

La disparition du village, décidée il y a vingt ans pour permettre de construire un nouveau bassin du port d'Anvers, le Saeftinghedok, a fait couler beaucoup d'encre, donné lieu à des vives polémiques politiques, à des recours judiciaires et à des actions, parfois spectaculaires, des habitants ou de leurs partisans.

En tout cas, Doel est un village aux allures fantomatiques. Les commerces ont disparu, les stations-services sont à l'abandon, tout est aux mains des gaffeurs des squatteurs et vandales. Mais quelques irréductibles se battent et persistent à habiter ici coûte que coûte. 

"Participer à cette bataille"

Pour la plus vieille habitante du village, née ici il y a 85 ans, la lutte est enfin terminée. "Si j'avais dû partir ailleurs, il y a longtemps que je serais morte", insiste-t-elle. 

Un peu plus loin, dans une maison préservée, vit Denise, une artiste peintre. Elle voit cette décision comme une victoire dans ce combat de longue haleine. "On devait participer à cette bataille afin de pouvoir rester habiter ici. Il a fallu rester maître de la situation, mentalement. C'est pour cela que je suis restée. Maintenant le combat est terminé. Le travail est fait!"

Mais que reste-t-il de ce village? Une vingtaine d'habitants seulement. La quasi-totalité des maisons appartient à l'Etat et le loyer est fixé à 150 euros. 

Et pour Denise, qui compter finalement quitter Doel, "tout doit être rasé et tout doit être reconstruit. Qu'y a-t-il de plus beau que de faire renaître tout un village de ses cendres?"

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