Le vandalisme sur le réseau de la STIB coûte près de deux millions d'euros à l'entreprise

La vitre d'une entrée de métro à Aumale, à Anderlecht.
La vitre d'une entrée de métro à Aumale, à Anderlecht. - © PAUL-HENRI VERLOOY - BELGA

Les coûts liés aux actes de vandalisme sur le réseau des bus, trams et métros bruxellois s’élevaient, l’an dernier, à plus de 1,89 million d’euros. Pour la STIB, c’est une note salée qui reste malgré tout stable par rapport aux années précédentes (1,7 million en 2018, 1,8 million en 2017).

Ce montant comprend également les frais de nettoyage des graffitis, en baisse depuis quelques années. Ils s’élevaient en 2019 à plus de 510.000 euros (592.000 en 2018 et 734.000 en 2017).

La STIB prend différentes mesures

"La STIB prend différentes mesures pour assurer la sécurité sur son réseau, pour son personnel, ses voyageurs mais également ses infrastructures et son matériel", souligne Elke Van den Brandt (Groen) ministre de la Mobilité dans une réponse à une question écrite de la députée DéFI Ariane de Lobkowicz-d’Ursel. Celle-ci dit regretter que "les véhicules de la STIB sont très régulièrement victimes d’actes de vandalisme, que ce soit l’œuvre de pseudo-artistes auteurs de graffitis intérieurs ou extérieurs ou d’actes de vandalisme purs comme des sièges lacérés ou des vitres brisées".

Quelles sont en tout cas les mesures prises par la STIB pour contrer ces actes ? "Augmentation du personnel en station, augmentation du nombre de caméras en station, caméras embarquées dans les véhicules, caméras dans les dépôts et remises, clôtures et service de gardiennage pour empêcher l’accès aux infrastructures, portillons aux entrées et sorties de stations, etc."

275 personnes prises en flagrant délit

Cette batterie de mesures a permis, l’an dernier, de surprendre 275 personnes en flagrant délit. Parmi ces actes stoppés par les équipes ou la police, la ministre cite l’endommagement des infrastructures, des véhicules, de l’affichage non autorisé, l’usage impropre des infrastructures ou du matériel roulant…

La société des transports en commun bruxellois porte plainte contre les auteurs. "Concernant les procédures entamées devant les tribunaux, la STIB se constitue partie civile si le Parquet entame des poursuites à l’encontre du ou des auteur(s). Des notes de débit sont établies par la STIB en vue de réclamer le remboursement du préjudice subi."

22.500 euros de préjudice dans une affaire

L’année dernière, dans deux cas, une procédure pénale a été engagée. "Dans un cas, l’auteur a été condamné à indemniser la STIB pour un montant de 1.500 euros." Dans un autre cas, l’affaire est entre les mains d’un juge d’instruction. Il faut dire que le montant du préjudice n’est pas mince : 22.500 euros ! "Les deux auteurs sont identifiés. La STIB attend la suite de la procédure pénale."

Parmi les faits de vandalisme qui ont fait l’actualité l’année dernière, on pointera un acte perpétré à la mi-avril : des jeunes avaient allumé un feu à l’aide d’essence à l’intérieur d’une rame dans la station Botanique. La station avait dû être évacuée près d’une heure à cause du dégagement de fumée.

On relèvera également cet escalator de la station Gare du Midi qui a déraillé suite à un acte de vandalisme.