Le "Turpitour" : visite touristique des absurdités de Bruxelles

Tous les week-ends, le Turpitour propose depuis peu un trajet en bus à la rencontre des petits travers de la capitale. Objectif : découvrir les "étrangetés historiques ou absurdités politiques, sans oublier les scandales".

Turpitour pour tourpitudes

Au départ de Saint-Gilles, le bus emmène les visiteurs pour un trajet d'1h30. "Turpitour pourquoi? Parce que nous allons visiter Bruxelles en fonction de ses turpitudes", précise le guide d'entrée de jeu. "C'est parfois du micmac, parfois des entourloupes et parfois des histoires, vous verrez, abracadabrantes" promet-il.

Dès les premières centaines de mètres, Jean-Michel Briou indique ainsi la fresque de pénis installée, insiste-t-il, juste en face de l'école catholique l'Institut des Filles de Marie. À bord du bus, vous saurez tout sur l'histoire tourmentée des orgues de Flagey, vous connaîtrez les petits secrets du parlement européen ou encore les déboires du célèbres palais de Justice.

"Ça raconte des histoires sur Bruxelles", explique Jean-Michel Briou, "mais au lieu de faire les frotte-manches en parlant du Roi, on montre tout ce qui va mal. Mais ça traduit en fait une certaine affection, un certain amour pour cette ville".

Bruxelles me fait rire et m'attriste à la fois

Un constat partagé par certains visiteurs comme Olivier : "Bruxelles me fait rire et m'attriste à la fois", nous confie-t-il, "c'est ça qui est beau dans un sens. C'est un amour un peu désespéré qu'on a pour cette ville et pour ce pays qui nous fait sourire de mélancolie. On se dit, bon, ça ne marche pas, mais au moins c'était marrant".

Pour arrêter de broyer du noir

Comédien, journaliste, humoriste, Jean-Michel Briou est décidément un guide pas comme les autres. Pendant la visite, il distribue des spécialités belges et fait chanter son public. Une façon pour lui de rebondir après les attentats.

"J'ai eu l'impression tout à coup que Bruxelles est tombé dans une sorte de trou noir", confie Jean-Michel, "Tout allait mal, pas seulement les attentats, mais aussi les tunnels, les problèmes, les scandales. On broyait du noir. Je me suis dit, pourquoi ne pas organiser un tour des scandales? Mais pas pour broyer du noir. Pour rire, pour faire rire, pour prendre du plaisir".

Comptez 25 euros par personne pour ce one-man-show qui transforme Bruxelles en scène de théâtre. Et qui permet de se moquer des turpitudes de notre pays. Parce qu'après tout, mieux vaut en rire.

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