Le ton monte chez les travailleurs de chez Cediwal à Heppignies

Cediwal est localisé dans l'aéropole de Gosselies
Cediwal est localisé dans l'aéropole de Gosselies - © Google Street View

Depuis le mois de mars, les travailleurs de Cediwal ont été informés par leur direction de la décision de fermer l'usine qui produit des pièces détachées pour bulldozers et excavatrices et qui a pour seul client l'entreprise voisine de Caterpillar à Gosselies. Les syndicats ne sont pas satisfaits des mesures sociales envisagées et, depuis ce week-end, plus rien ne sort de l'usine bloquée.

La tension est donc montée d'un cran ce week-end sur le site de Cediwal à Heppignies (Fleurus). Les travailleurs ont en effet décidé de poursuivre la grève, entamée jeudi dernier, en bloquant cette fois la sortie des pièces produites sur le site.

En mars dernier, après l'annonce par la direction de Cediwal de sa décision de fermer son site d'Heppignies, la procédure de licenciement collectif avait alors été lancée concernant les 57 emplois de l'entreprise.

Le front commun évoque, depuis lors, la difficulté de mener un véritable dialogue avec la direction, celle-ci prenant, disent les syndicats, ses décisions depuis l'étranger sans contact direct avec les représentants des travailleurs.

Le mouvement de grève avait débuté à la fin de la semaine dernière, quand le front commun avait réclamé le retour de la direction à la table de négociations "avec un plan social acceptable qui tienne compte des efforts fournis par les travailleurs pour garantir la pérennité de l'entreprise".

Depuis ce week-end donc, les travailleurs en grève ont décidé de bloquer les accès du site, pour empêcher qu'en sortent les pièces à destination de Caterpillar. C'est ce qu'indique la FGTB où on estime que ce blocage pourrait avoir des conséquences pour le site de Gosselies, mais aussi pour le site Caterpillar de Grenoble.

Belga

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