Le SOS d'un commerçant carolo : " la ville haute crève "

Le SOS d'un commerçant carolo : " la ville haute crève "
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Le SOS d'un commerçant carolo : " la ville haute crève " - © Tous droits réservés

Il a lancé un cri d’alarme sur les réseaux sociaux : à cause de l’insécurité, de plus en plus de magasins décident de tirer le rideau. Les autorités doivent réagir avant que la ville haute ne soit complètement désertée.

« Tout a disparu »

"Il y avait 3 banques, un fleuriste, une solderie et j’en passe. Tout a disparu." Christophe tient son restaurant dans l’avenue de Waterloo depuis plus de deux décennies, il a vu son quartier décliner d’années en années "le gros problème, c’est la sécurité. Il y a des dealers à tous les coins de rue, ça fait fuir les gens évidemment !"

Difficile de lui donner tort, on ne compte plus les rideaux baissés, les vitrines vides avec l’inscription " à louer." Il y a bien des magasins qui ouvrent, mais ceux-ci ne tiennent souvent pas longtemps. Seuls quelques irréductibles résistent tant bien que mal, c’est le cas d’Alain, boucher depuis 20 ans " mon chiffre d’affaires a baissé de 60% en 15 ans, à l’époque, j’employais 3 personnes, aujourd’hui je suis tout seul." Partir ? " Oui, j’ai eu un moment envie de partir. Mais tout recommencer à 50 ans, c’est difficile. "

"Il faut de la sécurité"

Les commerçants du quartier ont le sentiment que tout le monde a baissé les bras : les autorités, mais aussi les habitants " quand les gens reviennent après 5 ans et disent que le quartier n’est plus ce qu’il était, c’est un peu de leur faute, eux aussi l’ont abandonné."

Christophe en est convaincu, il est possible de redresser la ville haute. Pour cela, il faut avant tout plus de sécurité " c’est ce qui va donner l’envie aux jeunes de revenir y habiter."

Que fait la ville ?

La ville l’avoue, la situation n’est pas simple. L’effectif policier n’est pas au complet, et il est très difficile d’obtenir le financement nécessaire de la part du fédéral. Mais les autorités communales l’assurent, les choses vont dans le bon sens : le PSO, le peloton de sécurisation de l’ordre public, chargé de lutter contre le trafic de drogue, la prostitution et la délinquance, sera à nouveau renforcé. Il faudra un petit peu patienter, jusque 2020…

En attendant, le chantier pour transformer la ville haute va démarrer. Après des années d’attente, la ville vient d’annoncer les premiers coups de pelle ! Le 12 novembre prochain des travaux d’impétrants (eau, gaz, électricité) débuteront au départ du Boulevard Bertrand. Mais il faudra encore attendre pour la rénovation des espaces publics proprement dite. Elle est prévue pour 2020.

 

Les commerçants sont partagés concernant ce chantier, ils l’attendent et le redoutent en même temps " s’il y a un plus beau trottoir, des poubelles, une rue plus nette avec des arbres, ça sera plus gai pour les habitants. Cela attirera peut-être de nouveaux locataires et de nouveaux propriétaires, et cela éloignera tout ce qui est " parasitaire ". Mais on se pose la question du timing : une fois commencés, quand est-ce que ces travaux font finir ? "

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