Le site du MR affiche, par erreur, un projet "d'extermination des SDF et des réfugiés"

La page a été supprimée par le MR, mais des captures d'écran circulent sur les réseaux sociaux.
La page a été supprimée par le MR, mais des captures d'écran circulent sur les réseaux sociaux. - © RTBF

Un site web du MR – pour.be – offre (ou du moins offrait) aux internautes de faire part de leurs idées, leurs projets, leurs propositions... en vue des élections communales d'octobre prochain. Des messages qui sont habituellement lus et validés par les équipes du parti avant d'être mis en ligne, rapportent nos confrères de BX1. Ce lundi, cette validation a, semble-t-il, eu des ratés puisqu'un projet titré "Extermination de 'nos SDF' et des réfugiés" a été temporairement rendu public.

Cette page, supprimée depuis lors, indiquait notamment : "Je propose, l'extermination des deux nuisibles, car ils créent l'insécurité dans notre ville". Un message de haine rapidement épinglé sur les réseaux sociaux.

"Nous n'endossons évidemment pas ce type de propos"

C'est un "problème technique" qui est à l'origine de la publication de ce message, a expliqué à BX1 le service de communication du MR : "Tous les projets proposés par les citoyens ont été publiés, avant validation".

"Ces valeurs sont évidemment contraires à celles défendues par le parti", ont encore précisé les libéraux.

Christophe Cordier, porte-parole du MR, a résumé sur Twitter : "Nous n'endossons évidemment pas ce type de propos. Ce projet a été supprimé".

Le directeur de la communication du MR répondait ainsi à la députée bruxelloise Catherine Moureaux (PS) qui n'a pas manqué d'interpeller sur Twitter le président du MR Olivier Chastel, ainsi que le Premier ministre Charles Michel et le ministre des Affaires étrangères et président du MR bruxellois Didier Reynders.

"Vous endossez vraiment cette proposition dans l'espace public ? Si oui, bonne chance dans votre tango au bord de l'abîme. Si non, il faut d'urgence recadrer les personnes en charge de votre site...", a-t-elle écrit, flanquant son tweet d'un hashtag "#Fascisme".

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