Le sigle du FN interdit en Belgique, mais ce n'est pas respecté partout

Le clan Le Pen, avec Marine et son père, Jean-Marie.
Le clan Le Pen, avec Marine et son père, Jean-Marie. - © Belga

Les listes pour les communales et provinciales ont été déposées et sont en passe d’être validées par les bureaux électoraux. Mais à Courcelles, une liste n’a pas été validée. Il s’agit du FNW, le Front national wallon. Le Front national français avait fait interdire, par la justice belge, l'utilisation du sigle FN en Belgique. Une marque déposée, selon l'extrême-droite française. Pourtant, à Charleroi par exemple, la liste a été acceptée. Même chose pour la liste FN provinciale pour le canton de Fontaine-L’Evêque. Alors pourquoi ces différences ? A cause d'un manque de communication…

Cette décision de justice, suite à la demande du FN français, aurait dû faire disparaître toutes les listes portant ce sigle. Seulement le texte de l'arrêt est flou et prête donc à interprétation.

Au bureau électoral de Charleroi, on a dès lors validé le FNBW. Au canton provincial de Fontaine-l’Évêque, on a accepté la liste FNW. Par contre, à Courcelles, au niveau communal cette fois, Courcelles qui fait partie du même canton que Fontaine, cette même liste a été refusée…

Pourquoi un refus à Courcelles ? Parce que le bureau a appris l'existence d'un second jugement, en référé, rendu récemment à Liège. Et cette fois, le texte est très clair : interdiction totale d'utiliser ce sigle et toutes les variantes qui s'y rapportent. La liste FNW est donc interdite à Courcelles.

Le nœud du problème, c’est qu’il semble bien que tous les bureaux n'aient pas été prévenus de ce nouveau jugement, d'où cette cacophonie. Mais qui devait les prévenir ? La Région wallonne organise les élections, elle a donc prévenu les bureaux de la première décision mais pas de la seconde, puisqu’elle l’a reçue hors délais (et n'était de toute façon pas obligée de le faire).

En Wallonie, une quinzaine de listes FN- "quelque chose" sont donc dans l'illégalité, et il nous revient que le FN français ne compte pas en rester là.

Christine Borowiak

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