Le secteur de l'immobilier à Bruxelles ne subit pas la crise

Côté prix, les maisons ont augmenté de 12% l'an dernier par rapport à 2010. Uccle, Woluwe-Saint-Pierre et Watermael-Boitsfort sont les communes les plus "chères". Quant au prix des appartements bruxellois, il a augmenté de 5,4%.

Les prix varient selon la commune

Robert Langhendries, notaire à Uccle, compare le prix entre les différentes communes de la Capitale : ''À Uccle, on est environ 450 000 euros de moyenne pour une maison, à comparer avec Molenbeek-Saint-Jean, qui est tout en bas du classement et où l’on est à 240 000 euros de moyenne pour une maison.''

Les maisons de rapport restent de bons placements. Peu de propriétaires les ont donc mis en vente, l'an dernier. Le prix médian, qui permet de gommer les prix extrêmes faussant la moyenne, est de 350 000 euros. Quant au prix médian des appartements, il s’élève à 175 000 euros, hors frais. ''Les communes les plus chères, en ce qui concerne les appartements, restent Ixelles et les deux Woluwe, où l'on est à 235 000 euros de moyenne pour un appartement. Anderlecht, Ganshoren, Koekelberg sont les moins chères avec la possibilité d’acheter un appartement pour environ 140 000 euros'' souligne encore Robert Langhendries.

Au milieu du classement, on trouve des communes comme Jette. L'an dernier, les appartements s'y sont vendus un peu plus cher. Les maisons, quant à elles, se sont vendues nettement plus cher : + 10%. Un exemple qui semble augurer d'une hausse des prix dans toute la partie nord-ouest de la Région, notamment en raison du boom démographique et de taux d'intérêt toujours assez bas.

Malgré la crise, le marché immobilier bruxellois est en bonne santé

Gaëtan Bleeckx, notaire à Saint-Gilles, explique les raisons d’un maintien du marché immobilier bruxellois malgré le contexte d'austérité : ''L’engouement est dû à deux types d’acquéreurs. Vous avez d’une part, l’acquéreur qui achète pour répondre à un besoin de base qui est de se loger, et celui-là va naturellement perdurer. D’autre part, vous avez l’acquéreur qui achète à titre de placement et qui veut se protéger des soubresauts de la bourse. Ce type d’acquéreur constate que la très faible rémunération de l’épargne a une incidence au niveau d’un achat en matière d’immobilier. Vous avez également une petite confiance des citoyens dans la volatilité des actions et des obligations. Pour tous ceux qui achètent de l’immobilier d’investissement, la pierre a une valeur refuge claire et nette et pour beaucoup de personnes également, la pierre constitue aujourd’hui un pilier complémentaire pour préparer sa retraite et pour avoir des rentrées complémentaires.''

Quant aux perspectives 2012, elles sont mitigées. D'un côté, il y a les risques: crise économique, éventuelle hausse des taux d'intérêt et réduction possible des aides à l'acquisition. De l'autre, il y a des signes positifs pour le marché, notamment des taux d'intérêt actuellement toujours bas et la croissance démographique dans la capitale considérée comme un défi pour le logement et qui devrait soutenir l'activité immobilière.

Jean-Claude Hennuy - Delphine Hotua


Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK