Le Samusocial contre-attaque et réclame 180 000 euros à Pascale Peraïta

Ce mardi matin, Pascale Peraïta a à nouveau fait un retour fracassant au devant de l’actualité. On apprenait dans l’Echo que l’ancienne directrice PS du Samusocial avait entamé une procédure judiciaire auprès du tribunal du travail contre cette ASBL. Motif : réclamer des indemnités de licenciement.

Son avocat estime que sa mise à la porte fin 2017 pour motifs graves (abus de biens sociaux, dénoncés par une enquête effectuée en interne, selon le Samu social) ne se justifie pas et Pascale Peraïta réclame désormais quelque 280.000 euros à la structure d’aide aux sans-abris.

Le Samusocial contre-attaque

Mais dans la foulée, ce même Samusocial réagit. L’association annonce qu’elle a entamé plusieurs procédures judiciaires contre Madame Peraïta. Au tribunal du travail en réaction, mais aussi au pénal en se constituant partie civile dans cette affaire et en introduisant une requête afin de récupérer les 120.000 euros de jetons de présence que Pascale Peraïta a perçus pour des réunions dont on n’a pas de traces.

2 images
Olivier Rijckaert, avocat du Samusocial, plongé dans les documents du dossier. © B. Schmitz - RTBF

Ensuite, le Samusocial lui réclame des dommages et intérêts à hauteur de 60.000 euros. L’association estime que cette affaire a déjà largement écorné son image et demande donc réparation. Depuis l’éclatement du scandale sur les jetons de présence, le Samusocial affirme avoir perdu 30% de ses dons en passant de 33.000 à 22.000 euros récoltés par mois, ce qui mettrait aussi en péril plusieurs services qu’il assure auprès des SDF de la capitale.

Au total, le Samusocial réclame donc 180.000 euros à son ancienne directrice qui, elle-même, veut obtenir 280.000 euros de dommages de la part du Samusocial. Le combat se fera en justice.

La COCOM assignée en justice

Pascal Peraïta a aussi assigné en justice la COCOM, la Commission communautaire commune de Bruxelles, c’est à dire l’organe de la région qui a chapeaute le Samusocial, pour obtenir ce dédommagement.

Selon l’avocat du Samusocial, Me Rijckaert, il s’agirait ainsi de s’assurer qu’une structure solide puisse lui payer les 280.000 euros si la justice lui donnait raison. La crainte étant que la situation financière du Samusocial ne soit pas assez forte pour éventuellement y faire face.

A noter que par rapport à l’autre grande figure de cette affaire, l’ancien bourgmestre de Bruxelles-ville et fondateur du Samusocial Yvan Mayeur (ex-PS), le Samusocial ne compte pour l’instant pas demander de dommages et intérêts pour atteinte à son image. Par contre, l’association confirme que Mr Mayeur est visée par la requête qui exige le remboursement des jetons de présence indûment perçus par les anciens membres du conseil d’administration. Cette somme est estimée à quelque 110 000 euros.

Samusocial: les recommandations de la Commission d'enquête au JT du 21/02

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK