Le Royal Saint-Hubert Club de Belgique prépare les candidats à l'examen de chasse

La forêt de l’Hertogenwald, c’est un territoire de chasse pour la famille Paternotte. Ce matin, Guy et Sasha se préparent avec Frédéric, 18 ans.

Ce jeune adulte veut devenir chasseur. Il vient observer son grand-père et son père en action de chasse. Sascha Paternotte explique : "J’adore la nature et j’aime être dans les bois, me balader, regarder si on voit des animaux. J’adore être en famille avec mon grand-père et mon père. Cela me fait plaisir".

Il ne faut pas se présenter la fleur au fusil…

Pour devenir chasseur, il faut réussir les épreuves théoriques et pratiques organisées par le Département de la Nature et des Fôrets de la région wallonne.
Et il ne faut pas s’y présenter la fleur au fusil. Guy Patternotte, chasseur et grand-père de Sasha explique : "J’ai passé le premier examen il y a plus de quarante ans et à ce moment-là, ce n’était qu’un examen théorique relativement facile. Maintenant, quand je vois ce que l’on demande à mon petit-fils d’étudier, c’est du sérieux et je pense que quelqu’un qui réussit son examen mérite sûrement d’être chasseur".

Des cours à distance

Le Royal Saint-Hubert club de Belgique organise des formations théoriques et pratiques pour aider les futurs chasseurs. Cette année, avec la crise sanitaire, les cours sont donnés à distance. Chez lui, à Blégny, Sasha Paternotte regarde les différentes vidéos proposées par les formateurs expérimentés.

"On étudie les habitats des animaux, les traces, le maniement des armes, les calibres et cela, c’est plutôt compliqué. On étudie également la législation, le droit de chasse, combien d’hectares faut-il pour pouvoir chasser ? Il y a énormément de règles à prendre en compte", explique le futur chasseur.

Des exigences élevées

Le niveau d’exigence du Service Public de Wallonie est salué par Benoît Petit, président du Royal Saint-Hubert Club de Belgique. "La matière qui est requise pour réussir l’examen théorique de chasse est très importante. C’est d’abord la connaissance des espèces, la biologie, la connaissance de la législation, la connaissance des armes et leurs manipulations. C’est très important, c’est très exigeant mais c’est un gage d’avoir sur le terrain des chasseurs qui savent ce qu’ils font en toute sécurité. Après le premier examen réussi, l’examen pratique suivra", explique le président Benoît Petit.

50% d’échecs

Chaque année, environ 600 candidats présentent les épreuves et le niveau de réussite est d’environ de 50%.

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