Le retour du cheval de trait en forêt de Soignes dans un projet d'inclusion de personnes handicapées

Olivier, Julien et Audry démarrent leur tournée avec Jeff, cheval de trait brabançon
Olivier, Julien et Audry démarrent leur tournée avec Jeff, cheval de trait brabançon - © rtbf

Vous les avez peut-être croisés ou allez les croiser si vous vous promenez en forêt de Soignes. Depuis quelques semaines des attelages un peu particuliers sillonnent les bois pour collecter les poubelles. Un cheval de trait tire une carriole et une remorque à ordures. Pour le guider et faire le boulot, il y a notamment des jeunes handicapés mentaux légers. Car le projet, initié par la Région, vise aussi l'inclusion par la mise au travail.

La tournée démarre juste en dessous du centre Adeps à Auderghem. Jeff, cheval de trait brabançon d’une tonne, emmène l’équipe de trois personnes parmi lesquelles Olivier Van Hole, le responsable éducatif de l’association Cheval et Forêt qui a obtenu le marché avec l’asbl la Cordiante. Fini donc les bruits de moteur, place à ceux des sabots qui foulent les allées pavées de la forêt Soignes. " C’est quand même plus agréable de voir travailler un cheval qu’un gros camion poubelle. Et puis on préserve l’environnement à notre échelle en réduisant les émissions de CO2 ".

Finalité sociale

Si le projet participe à la remise au travail du cheval en milieu urbain, il a également une finalité sociale voulue par la Région. " L’idée c’est d’inclure des personnes qui n’ont pas toujours facile à trouver du travail à cause de leur handicap. De les valoriser, de les responsabiliser ".

Le circuit du jour durera une bonne heure. En tout une trentaine de poubelles seront collectées par Julien et Audry, deux jeunes handicapés mentaux légers. " On se sent vraiment bien avec les animaux " commence Audry. " Avant moi j’avais peur des chevaux mais grâce à l’aide de mes camarades, je n’ai plus peur maintenant ". " Le fait de travailler avec de si gros animaux, ça me responsabilise. Ça me fait un peu me sentir important. Et j’aime bien ça " poursuit Julien. " Et puis ça me plaît de faire quelque chose d’écologique, de pas polluer. Mes tendances écolos sont très valorisées dans ce travail ".

Pour mener ce projet à bien, la Région a débloqué 30 000 euros par an. Le ramassage des poubelles coûte donc un peu plus cher qu’auparavant. Mais la forêt est débarassée de quelques véhicules motorisés.

 

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