Le retour au pays des Erasmus et autres étudiants en programme international

On les appelle Erasmus pour faire court mais nombreux sont les programmes qui permettent aux étudiants de l’enseignement supérieur de faire une partie de leur cursus à l’étranger. Chaque année, environ 4000 jeunes participent au programme européen Ersamus +, 1500 partent avec d’autres programmes financés par la Fédération Wallonie-Bruxelles. En ces temps de pandémie et de fermeture des frontières, que deviennent toutes ces personnes ? Les services internationaux des universités restent en contact avec ces étudiants. A l’UCL, par exemple, un courrier a été envoyé la semaine dernière, invitant les étudiants en mobilité internationale à rentrer en Belgique. Valentine Foucart est en dernière année de master en droit à l’UCL. Cette habitante de Tournai étudiait à Montréal depuis fin décembre, elle a décidé de revenir. Une décision difficile à prendre. "Ce n’était pas facile à décider, l’Université de Montréal a suspendu les cours pour 15 jours, il y avait des rumeurs de fermetures de frontières… Mais quand ça m’a été confirmé par l’Ambassade de Belgique, alors j’ai acheté mon billet d’avion et je suis rentrée. J’ai eu peur de me retrouver confinée seule au Québec, je préfère être avec ma famille".

 

A l’UMons, on examine les situations au cas par cas

Toutes les universités n’ont pas demandé aussi fermement à leurs étudiants de rentrer. Géraldine Berger dirige le service international de l’UMons. Un service qui accompagne chaque année environ 250 étudiants en mobilité aux quatre coins du monde et autant d’étudiants étrangers accueillis à l’UMons. A la question de savoir s’il faut rentrer ou pas, la réponse est nuancée : "Globalement, on ne conseille pas vraiment de rentrer ou de rester. Si les étudiants décident de rester, ça doit être un choix personnel. Nous leur conseillons toutefois de vérifier si les conditions sont bien réunies. D’abord, s’il y a une assistance des collègues des universités partenaires où ils sont reçus et s’il y a des cours en ligne. Mais il y a aussi les considérations personnelles comme un logement permettant un certain confort en cas de confinement éventuel. Et surtout, l’envie personnelle de poursuivre la mobilité sur place".

Une belle expérience brusquement interrompue

Pour les étudiants qui ont fait le choix de rentrer, la décision a été prise en quelques jours, voire quelques heures. Valentine Foucart raconte : "c’est seulement une fois dans l’avion que nous avons compris que c’était vraiment fini. Cette expérience, j’en rêvais depuis que j’étais toute petite, donc oui c’est décevant mais je relativise. J’ai eu beaucoup de chance de pouvoir passer deux mois et demi là-bas par rapport à d’autres qui ont dû rentrer au bout de deux semaines".

Et pour la suite, on fait comment ?

L’année académique est loin d’être finie. Qu’en sera-t-il dès lors de la validation des crédits que ces étudiants devaient obtenir à l’étranger ? A l’UMons, Géraldine Berger rassure : "beaucoup d’universités ont mis en place, tout comme nous, des cours en ligne. Même si l’étudiant rentre, il pourra suivre les cours de son université d’accueil". Pour ce qui est des examens, il est encore trop tôt pour savoir comment ça va se passer.

Valentine, elle, a reçu des informations rassurantes de Montréal. Elle pourra faire ses examens en ligne. "C’est un grand soulagement d’avoir l’assurance que je pourrai valider mes crédits même si je rentre en Belgique".

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