Le réseau bus de la STIB encore très fortement perturbé ce mardi

De fortes perturbations du réseau des bus sont annoncées ce mardi
De fortes perturbations du réseau des bus sont annoncées ce mardi - © THIERRY ROGE - BELGA

D’importantes perturbations sont à nouveau signalées sur le réseau bus de la STIB ce mardi matin. Une quinzaine de lignes sont exploitées mais avec des fréquences très réduites et onze lignes ne circulent pas du tout. Le métro par contre circule normalement. Les lignes de tram sont, quant à elles, assurées mais également avec des fréquences réduites. La ligne 7 n’est pas exploitée. Comme hier, quatre-vingts pourcents des chauffeurs censés prendre leur service à l’aube, manquent à l’appel. Ils invoquent le "droit de retrait", estimant que leur sécurité sanitaire n’est pas assurée.

Le droit de retrait : qu’est-ce que c’est ?

Ce droit de retrait trouverait ici sa première application. Cette disposition figure bien dans le code du Bien-être au Travail depuis 1996. Ce texte prévoit qu’un travailleur peut s’éloigner de son poste de travail en cas de danger grave et immédiat… Et donc en dehors de tout préavis de grève. Or c’est précisément ce que dénoncent bon nombre de chauffeurs de tram ou de bus : être en danger en prenant son service. Car avec le déconfinement progressif, les mesures en vigueur à la STIB pendant la pandémie, s’assouplissent. Les bus et les trams ne rentrent plus au dépôt pour un nettoyage complet plusieurs fois par jour. Désormais, la désinfection se fait par des équipes volantes ou par les chauffeurs eux-mêmes pour leur poste de conduite. Autre grief : le port du masque par les voyageurs (en principe obligatoire) serait insuffisamment respecté. Les chauffeurs veulent donc plus de contrôles.

Des mesures suffisantes pour la direction et les syndicats

La direction et les syndicats s’étaient pourtant mis d’accord sur les mesures à mettre en œuvre pour accompagner le déconfinement dans les transports publics. "Un accord a été approuvé le 30 avril. Il tient compte du renforcement progressif de l’offre jusqu’à sa reprise complète prévue le 18 mai, ainsi que de l’organisation et des mesures de sécurité à appliquer", a indiqué la porte-parole de la Stib, An Van Hamme. Hier soir, la direction n’envisageait pas de modifier ce plan et conteste dans le cas présent les motifs du droit de retrait invoqué. Les chauffeurs ne seront d’ailleurs pas payés pour la journée d’hier. Alors ce droit de retrait est-il justifié ou pas ? Les chauffeurs sont-ils en danger en prenant leur service ? C’est probablement le tribunal du travail qui le dira. Mais en attendant, il faudra faire des gestes. Et vite. Difficile en effet d’envisager un déconfinement général sans transports en commun.

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