Le Recteur adresse les excuses de l'ULB aux étudiants en dentisterie harcelés

Dans une vidéo postée sur sa page Facebook, Yvon Englert, le recteur de l’Université Libre de Bruxelles, aborde les faits de harcèlement dont ont été victimes plusieurs étudiants en sciences dentaires au cours de ces dernières années. "Ces agissements, s’ils sont avérés, sont d’une extrême gravité. Je tiens à affirmer ici qu’ils sont totalement contraires à l’éthique de notre université", explique le recteur.

Un mea culpa et des excuses

Yvon Englert reconnaît que des signaux avaient déjà alerté les autorités académiques sur ce qui se passait en dentisterie mais qu’ils n’ont pas été pris en compte et n’ont pas entraîné "les réactions adéquates". Au nom de l’ULB, le recteur adresse ses excuses aux étudiants qui ont souffert de comportements déviants. Il s’engage en outre à prendre les mesures structurelles adéquates pour que ce genre de faits ne se reproduisent plus. Yvon Englert reconnaît aussi l’échec du système d’évaluation des enseignants par les étudiants, qui aurait pu servir de sonnette d’alarme mais n’a, en l’espèce, pas fonctionné.

Deux suspensions et une procédure disciplinaire

Pour garantir la sérénité des étudiants en cette période d’examen, le recteur a suspendu, en extrême urgence et par mesure d’ordre, les deux professeurs le plus souvent mis en cause dans l’enquête rendue publique par nos soins. Il ne s’agit pas d’une sanction puisque les deux enseignants n’ont pas été entendus et que la procédure disciplinaire vient seulement d’être entamée, précise la direction de l’ULB. La suspension ne préjuge en rien de l’issue de l’enquête, qui sera menée à charge et à décharge. Selon nos informations, les deux enseignants suspendus sont un professeur et un assistant. Le premier part à la retraite cette année, nous dit-on ; tandis que l’autre ne donnait déjà plus de travaux pratiques.

Nous avions sollicité une interview d’Yvon Englert auprès des services du rectorat. Mais l’intéressé a préféré privilégier un mode d’expression ne permettant pas l’échange sur la base d’un question-réponse. Reste à voir si cette communication suffira à rétablir la confiance des étudiants maltraités dans l’institution universitaire.

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