Le quotidien De Morgen dénonce un chantage sexuel au Samusocial bruxellois

Dans l’édition de De Morgen de samedi matin, une femme – surnommée Jenny – témoigne : "(…) on est parfois mieux en rue. C’est certainement vrai pour les femmes sans-abri : moi, comme d’autres femmes, on a reçu des propositions malhonnêtes de travailleurs du Samusocial. Des relations sexuelles en échange d’un emplacement un peu plus paisible pour dormir, des draps propres ou d’autres faveurs. (...)". Elle explique n'avoir jamais voulu en parler de peur de se voir fermer les portes du principal lieu d'hébergement à Bruxelles.

Un témoignage qui n’étonne pas une travailleuse sociale de l’association bruxelloise Chez Nous-Bij Ons. Dans les colonnes du même quotidien, elle confie : "Je travaille ici depuis deux ans et sur ce laps de temps, j’ai entendu ce genre d’histoires de la part d’au moins trois femmes différentes".

Le Samusocial réagit

Le porte-parole du Samusocial, Christophe Thielens, réagit : "C’est avec stupeur que nous découvrons les allégations dans la presse selon lesquelles certaines femmes sans-abri se verraient proposer un 'meilleur accueil' au Samusocial en échange de faveurs sexuelles. Il s’agit d’une accusation d’une gravité extrême que nous prenons avec le plus grand sérieux, une enquête interne est par ailleurs immédiatement lancée pour vérifier ces dires."

Le Samusocial rappelle que ses travailleurs sont tenus de respecter un code de déontologie, une distance professionnelle vis-à-vis des usagers des centres d’urgence et que ces usagers sont invités à porter plainte en cas d’abus. Christophe Thielens se dit ulcéré que des travailleurs sociaux aient eu connaissance de tels témoignages et ne les aient pas relayés à la direction du Samusocial.

RTBF

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