Le projet de haute école à Couvin recalé en première session

Des classes pour former des instituteurs à Couvin, ce n'est pas pour demain
Des classes pour former des instituteurs à Couvin, ce n'est pas pour demain - © Joe Santos

Ce n'est pas demain que des instituteurs seront formés à Couvin. L'ARES, l'académie de l'enseignement supérieur a rendu un avis négatif sur le projet de création d'une haute école pédagogique. La décision finale appartient au ministre compétent en la matière, Jean-Claude Marcourt, mais l'examen du dossier risque la cote d'exclusion en première session.

Déception des initiateurs du projet

Ceux qui ont milité en faveur de la création d'une école supérieure à Couvin sont évidemment déçus. Parmi les principaux pilotes du dossier, Georges Sironval, le directeur-président de la haute école Albert Jacquard à Namur. "L'avis négatif est difficile à avaler. D'autant que nous sommes persuadés de l'intérêt de former des élèves dans le sud de la province de Namur. La demande des jeunes et des parents est réelle. Elle a été mesurée par le BEP, le bureau économique de la province. Sur le plan de la formation, de l'emploi, de la relance économique de la région, ce projet a du sens. C'est donc une grosse déception."

Comment expliquer l'échec?

Les motivations de l'avis négatif de l'ARES ne sont pas connues officiellement, mais les porteurs du projet ont leur petite idée. "Nous n'avons pas su convaincre les membres du conseil d'administration de l'académie. Notamment les étudiants. Les fédérations (FEF et UNECOF) ont voté contre. Ils ont perçu cette tentative de création d'une implantation d'école supérieure comme étant une volonté politique et non pédagogique. Mais pour moi, les deux sont intimement liés", explique Georges Sironval. L'autre raison pour expliquer l'échec, c'est sans doute l'absence de consensus au sein des hautes écoles du même bassin scolaire. Les deux instituts à l'origine du projet (Albert Jacquard et Henallux) n'ont pas eu le soutien des écoles de la région de Charleroi.

Et maintenant? "Une deuxième session est possible"

Georges Sironval refuse de parler de projet mort-né. "Le ministre Marcourt peut toujours passer outre l'avis négatif de l'ARES et donner l'autorisation pour ouvrir l'école en septembre. C'est peu probable, mais ce n'est pas impossible. Et si le ministre recale le dossier, une deuxième session est toujours possible. Nous prendrons une année supplémentaire pour retravailler le projet et convaincre davantage tous les acteurs de l'intérêt de la création de cette haute école à Couvin."   

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