Le professeur Jonathan Douxfils de l'UNamur décroche un prix international pour ses recherches sur la thrombose

Le professeur Jonathan Douxfils à côté d'une machine qui permet d'effectuer des tests sanguins
Le professeur Jonathan Douxfils à côté d'une machine qui permet d'effectuer des tests sanguins - © Mathieu Baugniet

Un chercheur du Département pharmacie et responsable d’une spin-off de l’Université de Namur vient de mettre au point un test sanguin révolutionnaire. Les travaux de conformité, financés en partie par une bourse du Service Public de Wallonie, viennent de se clôturer. Il va permettre d’évaluer les risques de thrombose (caillot de sang qui bouche une veine) chez les jeunes femmes qui prennent des pilules contraceptives ou chez celles prenant des traitements hormonaux pour la ménopause. Ce type de tests existait mais Jonathan Douxfils et son équipe ont permis de concevoir une approche unique en un test global. Avant, il en fallait plusieurs pour arriver à une conclusion.

En Wallonie, entre 450.000 et 500.000 femmes prennent la pilule. Parmi elles, 400 par an pourraient développer une thrombose. Ces tests – lorsqu’ils seront commercialisés – permettront de détecter les femmes les plus à risque et d'orienter le traitement du médecin.

Le nom du produit : le "nAPCsr"

Un award prestigieux pour le produit et son concepteur

Jonathan Douxfils a reçu cet été le prix "Eberhard F. Mammen Young Investigator Award". Il lui a été remis à la suite du congrès mondial de la thrombose et l'hémostase à Melbourne. Lors de ce rendez-vous, il a présenté le développement de son "bébé".

Pour le CEO de QUALIblood, Jonathan Douxfils, "ces tests permettront également de faire des économies en matière de soins de santé. La prise en charge d’une thrombose coûte près de 30.000 euros par an par patient. Détecter cette maladie sur une large population pour ensuite tenter de l'éviter permettrait des économies de plusieurs centaines de milliers d’euros".

QUALIblood, une spin-off créée pour combattre la thrombose

En plus de son rôle de chercheur et de professeur, Jonathan Douxfils a mis sur pied avec Damien Gheldof une petite entreprise. Elle a été montée à partir des thèses développées par les deux Namurois au sein du Département de Pharmacie de l'Université de Namur. Le but du laboratoire est d’aider les firmes ou organismes publics à développer des médicaments qui réduiraient les risques de la maladie thrombotique.

L’objectif est noble. Car en Europe, on dénombre 3 décès par minute à cause d’une thrombose. 25.000 personnes meurent chaque année des suites de cette maladie.

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