Le porte-parole de Bruxelles Panthères invité par la police à quitter la Ducasse

Alors qu’il assistait au défilé du cortège de la Ducasse d’Ath, le porte-parole de l’association "Bruxelles Panthères", Mouhad Reghif, a été interpellé par la police, et "prié de quitter la ville," a déclaré le bourgmestre d’Ath, Bruno Lefebvre, et ce "pour ne pas que sa présence soit perçue comme une provocation, et car nous ne sommes pas en mesure d’assurer sa sécurité" a-t-il expliqué.

Mouhad Reghif avait annoncé sa présence à Ath lors de la Ducasse. Pour lui, il s’agissait d’une opportunité de faire de la pédagogie. Il précisait également les intentions des Bruxelles Panthères, comme suit : "Ce n’est pas une croisade morale contre ce personnage, encore moins contre la Ducasse ou les Athois. Le but, c’est d’éradiquer la négro phobie et d’éliminer les conséquences pratiques, négatives quotidiennes que les personnes afro descendantes subissent".

Le 5 août dernier, le collectif Bruxelles Panthères, un mouvement politique, antiraciste et décolonial, avait envoyé un courrier à l’UNESCO pour dénoncer la figure du Sauvage présente lors de la Ducasse d’Ath. L’événement athois est, en effet, classé au patrimoine culturel immatériel de l’humanité depuis 2008. L’UNESCO y avait réagi par courrier et déclarait qu’à "ce titre, la ducasse doit se conformer aux principes fondamentaux de la Convention de 2003 et en particulier à son article 2, selon lequel seul sera pris en considération le patrimoine culturel immatériel conforme aux instruments internationaux existants relatifs aux droits de l’homme, ainsi qu’à l’exigence du respect mutuel entre communautés, groupes et individus", a répondu l’Unesco par courrier.

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK