Le point sur la "transition énergétique" dans les logements sociaux bruxellois

Seuls 10% des logements sociaux bruxellois font l'objet actuellement d'une rénovation "énergétique".
Seuls 10% des logements sociaux bruxellois font l'objet actuellement d'une rénovation "énergétique". - © Belga

La facture de chauffage dans les logements sociaux est souvent très lourde pour leurs occupants. En cause : une mauvaise isolation, une chaudière dépassée ou des châssis déglingués. Les nouveaux logements sont bien sûr conçus d'une manière toute différente mais au rythme actuel, il faudra encore de longues années pour isoler tous les logements existants.

Il y a 39 000 logements sociaux à Bruxelles. Parmi ceux-ci, 1/10ème, moins de 4000, sont actuellement en chantier ou en cours de travaux pour améliorer leur performance énergétique.

Dans les logements sociaux, les locataires de ces nouveaux logements plus performants, feront donc des économies. Leur facture sera parfois diminuée par 10 comme dans le cas d'un  logement passif. Autant dire que ceux-là seront très minoritaires et très veinards.

C'est injuste, diront certains. Et ce n'est pas faux. D'où l'idée développée par la Région d'en faire aussi profiter un peu tous les autres.

Depuis le début de l'année, une nouvelle mesure est entrée en vigueur. Elle prévoit de mutualiser les économies de chauffage. En clair, les chanceux qui vivent dans un logement isolé, payeront un peu plus que leur consommation réelle. Une forme de taxe en quelque sorte, et les sommes ainsi dégagées seront réinvesties pour isoler les autres logements.

La mesure est symbolique mais elle a tout son sens. Celui de réduire les inégalités entre les locataires en attendant la fin de la transition énergétique.

Véronique Fievet

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