Le plan hiver sur le réseau routier wallon est enclenché

la neige et l'épandage du sel
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Du 15 octobre au 15 avril la Wallonie déclenche le plan hiver. Il s'agit de la mise en œuvre des mesures concernant l'épandage du sel, la gestion des procédures et des alertes routières en cas de prévisions de neige et de gel, ainsi que les mesures par rapports à la circulation des poids lourds en cas de situation critique.

Et cela commence par le stock de sel. A ce jour on dispose de 40 000 tonnes dans les différents centres de stockage et 50 000 autres tonnes sont déjà payées et en attente chez les fournisseurs. Lors d’un hiver moyen on en épand 73.000 tonnes.

Chaque année, les 42 districts répartis sur le territoire wallon peuvent mobiliser jusqu'à 1200 personnes sur le terrain. C’est évidemment dans les situations les plus critiques, en cas de neige généralisée et tenace par exemple. Le service public de la Wallonie fait essentiellement appel à des saisonniers indépendants, des entrepreneurs en voiries ou des fermiers par exemple. Lors de conditions particulièrement compliquées, la Wallonie peut faire tourner jusqu’à 660 engins d'épandage pour couvrir les 8355 km de routes du territoire.

En cas de gel potentiel, ce sont les districts qui prennent les décisions d'épandre sur leurs secteurs. Ils se fient aux données de 52 stations météo disposées sur tout le réseau. Des stations qui donnent des informations sur la température de l’air, de la chaussée mais aussi sur le point de rosée, autrement dit, la température à laquelle l’humidité de l’air se transforme en eau et, donc, en verglas potentiel.

Par contre, afin d'harmoniser la gestion des situations critiques, c'est la cellule d'action routière (CAR) de la Wallonie qui donne l'ordre d'épandre en cas de prévision de neige. Elle se réfère aux diverses sources météorologiques et peut être confrontée à trois phases : la phase de vigilance, la phase de pré-alerte et enfin la phase d'alerte routière. Cette dernière phase peut aller jusqu'à l'interdiction pour les poids lourds de circuler.

Bien sûr, la décision d'interdire le trafic poids lourd n'est pas prise à la légère. La cellule d’action routière se met toujours en relation avec les pays voisins afin d’éviter le chaos.

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