Le "Pispot Festival" va-t-il disparaître?

L’affiche du Pispot festival, édition 2012.
L’affiche du Pispot festival, édition 2012. - © DR

Le Pispot, c'était jusqu'ici une journée d'animations dans le centre-ville. Une journée pour réclamer, en musique, plus de toilettes publiques dans le centre de Bruxelles. La septième édition de ce festival devait avoir lieu le 24 avril. Mais la Ville a refusé.

S’il y a aujourd'hui cinq toilettes publiques et 26 urinoirs dans le centre-ville, c'est un peu grâce au "Pispot Festival".

La méthode est simple : des groupes musicaux, des stands parfois tenus par des sans-abris, et un message : il faut pour tout le monde un accès à un minimum d'hygiène.

Cette année pourtant, la ville de Bruxelles n'a pas voulu d'une septième édition du Pispot. Certes, il y a maintenant plus de commodités mais pour Bart De Win, l'un des organisateurs, le festival garde tout son sens. "C’est devenu un peu le festival des sans-abris. Ils étaient là dès le départ. Aujourd’hui, ils participent aux préparatifs, à la programmation des groupes… C’est une journée où ils peuvent se montrer, et pas mendier."

En janvier dernier, le collège communal avait évoqué des plaintes relatives au bruit et à la propreté pour justifier son refus d'une nouvelle édition. Mohammed Ouriaghli, échevin de l'Egalité des chances, reconnait pourtant que la décision a peut-être été un peu trop rapide. "La porte n’est pas fermée. Je pense que ce festival devrait un peu évoluer par rapport à l’objet de départ."

Une réunion est à présent fixée au 8 avril. Mais pour la journée du 24 avril, c'est déjà trop tard. Le Pispot espère à présent revenir dans le centre de Bruxelles, après l'été.

Véronique Fievet

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