L'avion qui s'est écrasé avait déjà fait un crash en 2000

L'avion aurait perdu un morceau d'aile avant de partir en piqué vers le sol.
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L'avion aurait perdu un morceau d'aile avant de partir en piqué vers le sol. - © Paraclub Namur

L’avion qui s’est écrasé est un appareil construit par la société suisse Pilatus, et qui jouit d’une excellente réputation de solidité et de fiabilité. Mais on apprend par La Libre Belgique qu'il avait déjà été accidenté, faisant plusieurs blessés. De plus c'est la deuxième fois qu'un appareil de ce type s'écrase à Namur.

C'est La Libre Belgique qui donne l'information : cet avion s'était déjà crashé en 2000 à Moorsel. Construit en 1969, il a connu des vies successives : il a été d'abord immatriculé en Suisse, où il a servi à la pulvérisation des cultures, puis volé pour la Croix-Rouge, notamment en Angola. Il est immatriculé en Belgique depuis février 1989 et volait pour le Para Club Namur.

C'est le second Pilatus du même modèle qui s'écrase à Namur d'après cette liste complète des accidents impliquant ce modèle : en juin 2000, un appareil identique immatriculé OO-NAP, appartenant au même club, s'était écrasé 10 parachutistes à bord, dont une ressortissante américaine qui avait trouvé la mort.

Un avion pourtant fiable et performant

Immatriculé 00-NAC, le Pilatus qui s'est écrasé à Gelbressée (près de Marchovelette, en province de Namur) est un avion à moteur Pratt & Whitney monomoteur à hélice, équipé d’une turbine qui lui donne de très bonnes performances. Il est capable d’atterrir et décoller sur de très courtes distances en transportant des charges utiles très importantes. La raison pour laquelle il est très souvent employé dans les clubs de parachutisme est qu’il peut emporter un grand nombre de personnes et les emmener à l’altitude de largage très rapidement.

Les petits avions sont, comme les gros, soumis à des programmes de suivi, d'entretien et de maintenance très sévères. Ils sont vérifiés toutes les 100 ou 200 heures de vol sous la supervision des autorités.

L'hypothèse de la rupture d'aile

Les premiers éléments recueillis à propos de l'accident de Gelbressée évoquent une rupture d'aile. Selon Maxime Wauters, Flight Safety Manager à l'École de Pilotage de Charleroi, "c'est un accident extrêmement rare. C'est une partie de l'avion qui est soumise aux plus nombreux contrôles pour vérifier l'usure de certaines parties. L'enquête devra déterminer ce qu'il en est. C'est un avion qui passe la journée à faire des montées à répétition. Il monte jusqu'à 15-17 000 pieds selon la tranche qui lui est attribuée par le contrôle aérien et redescend immédiatement. Il est soumis à des contraintes importantes mais il a été conçu pour ça."

RTBF

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