Le photovoltaïque peine à s'imposer chez les particuliers en Région bruxelloise

Le photovoltaïque peine à s’imposer en Région bruxelloise chez les particuliers
Le photovoltaïque peine à s’imposer en Région bruxelloise chez les particuliers - © Tom Denis

Sur les 20 millions de mètres carrés de toiture à excellent potentiel solaire que comprend la Région bruxelloise, seulement 3% sont équipés de panneaux solaires. Un constat qui montre que le photovoltaïque peine à s’imposer dans la capitale.

Pour remédier à ce faible nombre, la région bruxelloise lance une campagne de communication « Bruxelles a de l’or sur les toits ».

Beaucoup de copropriétés

Sur le toit d’une copropriété au cœur d’Auderghem sont installés deux fois quatorze panneaux photovoltaïques. Le prix pour les installer est de 18.000 euros. A l’époque, convaincre les six autres propriétaires n’a pas été une tâche facile pour Katia de Radriguès.« On me disait que d’ici cinq ans le système deviendra obsolète. D’autres argumentaient que ce n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan des énergies à Bruxelles, et même certains pensaient que le dispositif est dangereux ».

Finalement, après de longues négociations, elle parvient tout de même à faire installer le dispositif. Depuis lors, selon Katia, la facture d’électricité pour l’habitation composée de 7 logements a nettement diminué.

L’installation de panneaux difficile sur les maisons bruxelloises

Difficile de se mettre d’accord entre propriétaires, les démarches semblent compliquées et le prix d’installation est jugé trop coûteux par les Bruxellois. Résultat : seulement 3% des toits sont munis de panneaux solaires.

Et pour les installateurs c’est également compliqué, selon Olivier Dawans, le directeur d’une société installatrice de panneaux solaires à Bruxelles. « Ce sont en général des maisons de ville, assez anciennes avec énormément d’impétrants sur les toitures. Les nombreuses cheminées, les chiens-assis et l’ombrage des immeubles voisins rendent le placement très compliqué, surtout qu’avec le temps, les habitants ont rajouté des velux. On arrive vite à des puzzles sur le toit un peu complexe. Le chantier est en outre assez compliqué à mettre en œuvre. Il faut parfois louer des emplacements de parking, parfois il faut avoir recours des échafaudages. Les maisons sont hautes, les chemins de câbles sont longs. Tout cela fait que l’on arrive vite à des budgets importants pour des petites installations. Cela rend souvent moins intéressant la formule par rapport à une maison isolée en Wallonie », explique l’entrepreneur.

Une carte interactive

Pour permettre une meilleure communication, la Région a mis en ligne une carte interactive. « C’est un outil interactif dans lequel vous pouvez encoder votre adresse afin d’avoir une estimation personnalisée du coût d’une installation photovoltaïque et de ses gains », explique Nicolas Stocké, l’un des concepteurs de l’application « en un clic, vous avez déjà les gains économiques liés à la vente des certificats verts, à l’économie d’énergie et environnementaux », complète le chef de projet.

En 2018, la Région dénombrait 4.900 installations. L’objectif est d’atteindre 6.000 installations photovoltaïques en région bruxelloise d’ici 2020.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK