La Belgique commande 400 blindés à la France: le patron de CMI contrarié

Le patron de CMI critique le choix de la France pour remplacer nos véhicules militaires
Le patron de CMI critique le choix de la France pour remplacer nos véhicules militaires - © Tous droits réservés

Le patron de CMI pousse un coup de gueule. La multinationale liégeoise produit notamment des tourelles militaires pour le monde entier. L'entreprise belge ne comprend pas que notre pays choisisse la France pour renouveler ses véhicules blindés.

1,1 milliard d'euros de contrat pour remplacer plus de 400 blindés 

Moins médiatique que le remplacement des avions F16, le programme Camo de la défense belge porte sur plus d'un milliard d'euros. Il prévoit pour 2025, l'achat de 417 véhicules de combat légers de type Griffon et d'une soixantaine de blindés de type Jaguar. 3 entreprises françaises sont pressenties pour remporter le marché. Mais selon Bernard Serin, sa société CMI avec la FN à Herstal pourraient très bien fournir ces véhicules blindés en créant chez nous des emplois: "une partie est dotée de tourelleaux que la FN est capable de faire et le reste de tourelles de moyen calibre qui entrent parfaitement dans la gamme de CMI. Et nous sommes capables aussi de faire l'assemblage des véhicules pour l'armée belge." Pour le patron de CMI, il n'est pas normal que l'industrie belge ne soit pas considérée, ne soit pas envisagée dans ce programme. "Nous ne craignons pas la concurrence ni la compétition en terme de prix et en terme de performance." 

C'est un peu choquant de ne pas être reconnu par l'armée belge

Et de rappeler que dans un appel d'offre mondial pour le même type d'équipement, à côté d'autres Européens, de Norvégiens, d'Américains et d'Israéliens, CMI a gagné le droit d'être le seul à faire un prototype pour l'armée américaine. "Notre technologie a été reconnue comme la meilleure au monde par les Américains. Donc, c'est un peu choquant de ne pas être reconnu par l'armée belge."  

Le contrat n'est pas encore signé précise le ministre de la Défense

Du côté du cabinet de la défense, on précise que le contrat n'est pas encore signé et que le ministre, le NVA Steven Vandeput, veut un retour "acceptable" pour les entreprises belges. 

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