Le mouvement pour l'éducation: l'ébauche d'un parti islamiste?

Le mouvement pour l'éducation est une formation à base ethnique ou communautariste, active essentiellement dans les milieux marocains de la région liégeoise. Elle est emmenée par un professeur de religion musulmane à la réputation contestée.

 

 

 

Dans sa littérature, c'est le règne du politiquement correct: droit au travail, droit au logement, à l'instruction, lutte contre l'intolérance, les discriminations, les exclusions. Contre la perte du sens de la famille, également. Ou pour la liberté de culte. C'est derrière ce genre de mots qu'apparaît l'une des préoccupations majeures: le port du voile.

La tête de liste, c'est un professeur de religion et de mathématiques. Dans son école, un athenée verviétois, il est contesté, mais il a été nommé après un rapport d'inspecteur très positif. Récemment, il a suscité quelques remous dans son établissement, lorsqu'il a déclaré, à l'occasion d'une émission de télévision, qu'une fille musulmane sans foulard commet un péché. Depuis, il a nuancé: il estime qu' aucune contrainte ne doit être exercée, ni pour mettre, ni pour ne pas mettre le hidjab. D'ailleurs, sur la photographie des candidats du mouvement pour l'éducation, l'une est nue tête, et l'autre non.

Il ne faut pas s'y tromper: les discours ont parfois des relents d'intégrisme. Les membres de ce groupe sont souvent actifs dans des associations sociales, comme un comité pour le dernier souhait, qui garantit aux mahométans une inhumation conforme aux rites.

Ce n'est pas la première fois que le mouvement pour l'éducation se présente. Voici quatre ans, il a obtenu un quart de pour cent. Et, même s'il n'est pas spécialement le bienvenu dans toutes les mosquées, il pourrait, cette fois, profiter des polémiques sur le voile pour gonfler son score.

M. Gretry

 

 

 

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