Le modèle Harry Potter s'invite dans une école liégeoise

On pourrait la rebaptiser Poudlard-Sur-Meuse… Depuis le mois de septembre 2019, l’école "Centre Scolaire S2J " située à Liège, a mis en place une nouvelle manière de fonctionner qui s’inspire largement du modèle "Harry Potter". Comme dans la saga éponyme, le comportement des élèves peut faire gagner ou perdre des points à la classe, comme c’est le cas pour les sorciers et leurs "maisons".

Ici, pas de Gryffondor, de Serdaigle, de Poufsouffle ou de Serpentard mais des blasons représentant un dragon, une licorne ou un ornithorynque. Chaque groupe de 1re et 2e a le sien. Tout au long de l’année, les classes s’affrontent afin de remporter des récompenses durant l’année comme une " pizza party " et l’ultime cadeau en fin d’année pour les plus sages : une journée dans un parc d’attractions.

Pour cela, il faut être sage, se mettre en rang en silence et rapidement, lever la main en classe, avoir son matériel. Les comportements individuels ont une incidence sur l’ensemble de la classe et selon les professeurs, la pression du groupe permet de tirer chaque élève vers le haut. "Si un élève parle à tout bout de champ, il va faire perdre des points à sa classe. Alors les autres vont lui dire ''arrête, nous, on aimerait bien remonter dans le classement !’", explique Loïc Hubrechts, professeur de sciences au "Centre Scolaire S2J"

En quelques mois, les comportements ont changé

Et cela semble fonctionner… Depuis le mois de septembre, l’attitude des élèves a évolué et les prix qu’ils peuvent gagner n’y sont pas pour rien ! "C’est intéressant parce que ça nous pousse à bien nous comporter et il y a des récompenses qui nous poussent à aller le plus loin possible", affirme fièrement Marine, une élève de 1re année.

"C’était osé. Il fallait permettre aux enseignants de croire qu’on allait mieux s’en sortir en ayant cet esprit positif et ce regard positif sur les élèves, plutôt qu’en les sanctionnant pour chaque pas de travers. Aujourd’hui, il y a une certaine paix au sein de l’école qu’il n’y avait peut-être pas les années antérieurs", se réjouit Marc Belleflamme, le directeur de l’établissement qui a d’ores et déjà prévu de poursuivre l’expérience l’an prochain.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK